Accueil Blogues APFC Les forêts du canada : un taux de déforestation presque nul

Les forêts du canada : un taux de déforestation presque nul

Envoyer Imprimer PDF

De récentes discussions sur la destruction des forêts et la déforestation au Canada ont pu causer de la confusion et alarmer inutilement la population. En réalité, le taux de déforestation au Canada est presque nul, soit un pourcentage négligeable de 0,02 % par année. Ce taux diminue depuis 25 ans : en 1990, 64 000 hectares étaient perdus pour cause de déforestation par rapport à seulement 45 800 hectares en 2012.

Ce malentendu sur ce qui se passe vraiment dans les forêts canadiennes découle de problèmes malheureux de terminologie et de méthodologie.

Le mot déforestation signifie perte permanente de forêts causée par un changement d'utilisation du territoire, par exemple des forêts coupées pour laisser place à l'agriculture, à des corridors de transport ou à l'urbanisation. Par contre, un incendie de forêt, des dommages causés par le vent ou une récolte de bois conforme aux principes du développement durable ne sont pas de la déforestation. En vertu de la loi, tous les territoires récoltés au Canada doivent être régénérés et les perturbations naturelles comme le feu et les infestations font partie du cycle naturel des forêts, qui repoussent après de tels événements. En fait, certaines espèces d'arbres de la forêt boréale dépendent même de la chaleur du feu pour se régénérer.

Pour ce qui est de la méthodologie, il est clair que la foresterie du 21e siècle utilise de plus en plus de satellites précis d'observation de la Terre qui fournissent une capacité sans précédent de visualisation et de surveillance de la dynamique forestière. Toutefois, une mauvaise interprétation des données ainsi obtenues peut causer de l'incompréhension et des inquiétudes, alors que rien n'est justifié ni fondé scientifiquement.

Il est certain que les images par satellite sont un outil précieux pour suivre l'état des forêts tropicales menacées. Cependant, ces images ne peuvent détecter les arbres de moins de cinq mètres d'une forêt saine en régénération. Pour obtenir un portrait réel, il faut compléter l'imagerie aérienne par des inspections sur le terrain et des dossiers d'utilisation du territoire afin de vérifier si le couvert forestier a été perdu de façon permanente. Par exemple, le Service canadien des forêts et des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique travaillent à fournir des cartes précises des changements dans le couvert forestier. Ces cartes nous permettront de voir si un couvert forestier est perdu, dégradé ou converti de façon permanente à un autre type d'utilisation.

L'APFC travaille avec le gouvernement et avec des groupes environnementaux pour favoriser une représentation exacte de l'état réel des forêts au Canada et ailleurs dans le monde. Par ailleurs, nous nous réjouissons de la nouvelle perspective « faits versus fiction » sur la déforestation qu'on trouve sur le site Web de Ressources naturelles Canada, qui vise à déboulonner les mythes et les déclarations trompeuses sur le sujet . Comprendre les données est essentiel parce que cela permet à l'industrie, au gouvernement, aux chercheurs, aux écologistes et à la population canadienne de participer à des conversations éclairées sur la santé des forêts canadiennes.

Les discussions sur la déforestation sont légitimes. Elles doivent néanmoins se baser sur des faits. Au Canada, la grande majorité des pertes de couvert forestier est naturelle et temporaire, et ne peut être assimilée aux pertes permanentes dues à l'homme ailleurs dans le monde. Il est malheureux que les renseignements erronés qui ont circulé récemment mènent des gens à conclure que la situation canadienne est pire que celle de pays comme le Brésil ou la Malaisie, où il y a réellement des pertes de territoires forestiers. Les pratiques d'aménagement forestier canadiennes ne peuvent et ne doivent pas être comparées à celles de la Russie ou de l'Indonésie, où la corruption et l'exploitation forestière illégale sont endémiques.

La vérité, c'est que le Canada a un remarquable dossier en matière de politiques rigoureuses d'aménagement forestier. Les Canadiens peuvent à juste titre être fiers de l'aménagement progressiste de leurs ressources forestières renouvelables et être certains que ces forêts seront là pour les générations à venir.

Source: Le blogue du Président / Association des produits forestiers du Canada

 

 
paptac-portal

inscription-infolettre

acces-infolettres
fpinnovations banner
nalco banner
valmet banner
enerquin air banner
kemira banner
cristini banner