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Au moment d’acheter, pensez d’abord à votre empreinte carbone

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Alors, comment le Canada va-t-il atteindre son ambitieux objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre?

Un groupe formé d'une vingtaine d'organismes a une proposition pour y arriver. Ils ont formé une alliance « carbone d'abord » pour encourager les gouvernements, qu'ils soient fédéral, provinciaux ou municipaux, à choisir l'option ayant l'empreinte de carbone la plus faible lorsqu'il s'agit de dépenses d'infrastructures et d'approvisionnement. Cette alliance comprend des groupes environnementaux, l'industrie forestière, celle des carburants renouvelables, des groupes pour la chimie verte, FPInnovations, une association de chemins de fer, le Forum canadien du climat et d'autres organisations.

Regardons ce que ce groupe diversifié envisage. Au Canada, les paliers de gouvernement mis ensemble achètent chaque année pour environ 100 milliards de dollars de biens et services et nous sommes à l'aube d'investissements majeurs dans les infrastructures. À lui seul, le gouvernement fédéral s'est en effet engagé à dépenser 60 milliards à cette fin au cours des dix prochaines années. Sous sa forme la plus simple, le principe du carbone d'abord signifie passer des combustibles fossiles et des produits faits de pétrole et de gaz à des ressources renouvelables qui n'émettent pas de GES.

Par exemple, les gouvernements pourraient investir dans des constructions plus respectueuses du climat. Michael Green, architecte réputé de Vancouver, affirme qu'un seul édifice de 100 000 pieds carrés fait de bois plutôt que d'un matériau comme le béton aurait des avantages sur le plan du carbone équivalant à 7380 tonnes métriques de CO2, ce qui correspond à retirer 1410 voitures de la route pendant un an.

Il existe bien d'autres exemples de décisions respectueuses du climat. On peut accroître les investissements dans le transport en commun ou expédier plus de marchandises par train pour réduire les émissions de GES liées au transport. On peut aussi passer des combustibles fossiles à l'énergie renouvelable verte. Il peut également s'agir de politiques qui encouragent de nouveaux procédés de fabrication et d'autres innovations qui limiteraient les émissions de carbone. Le carbone d'abord serait un principe appuyé par des outils scientifiques de comptabilisation du carbone comme l'analyse du cycle de vie et les programmes de construction écologique.

Le défi des changements climatiques, c'est que le statu quo n'est plus possible. Les usines canadiennes de pâtes et papiers ont déjà réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 66 % depuis 1990, mais le secteur forestier doit encore chercher à s'améliorer. En fait, tout le monde doit trouver des façons de réduire son empreinte carbone, notamment par le biais de dépenses gouvernementales souscrivant au principe du carbone d'abord.

Source : Blogue Parlons Forêt (Association des produits forestiers du Canada)

 
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