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Mercredi 19 décembre 2018

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Trouver mes racines dans l’industrie forestière

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Comment se peut-il qu'une personne ayant grandi dans une petite ville dont la stabilité économique dépend du secteur forestier n'ait aucune idée de ce qu'est ou de ce que fait un forestier? Je ne sais pas trop comment j'y suis arrivée, mais j'ai réussi, quand je suis passée du secondaire à l'université, à ne connaître à peu près rien de l'industrie forestière.

Aujourd'hui, je suis diplômée en foresterie et je me suis récemment inscrite comme forestière stagiaire. J'ai aussi eu la chance d'avoir auparavant été choisie comme récipiendaire du prix des jeunes Autochtones de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC), en 2014. Le chemin que j'ai parcouru jusqu'ici était en montagnes russes, mais ça valait réellement la peine. J'étais partie pour faire un baccalauréat en finance et j'étais parfaitement satisfaite de ma situation à ce moment. Bien sûr, les choses changent et on s'adapte. J'ai eu par hasard l'occasion d'aller planter des arbres et c'est ainsi que mon destin en foresterie a été scellé.

Ayant grandi en ville, loin de la tradition de mes ancêtres de la côte de la Colombie-Britannique, je sentais que j'avais perdu une partie de mon histoire. C'est après mon premier été comme reboiseuse que j'ai compris que c'était le lien avec la nature qui me manquait; être en forêt a presque été une expérience spirituelle. En 2010, quand j'ai dit à mes amis et à ma famille que je quittais mon emploi à la banque pour aller étudier en foresterie, tout le monde pensait que j'étais folle. La plupart des gens qu'ils connaissaient retournaient à l'école après avoir été mis à pied de l'usine locale, qui continuait à en arracher après la récession de 2008.

Avec l'appui de la Première nation Gitxaala, de ma famille et grâce à bien des années de travail, je me suis officiellement jointe au marché du travail. Depuis, ma passion pour la nature et la découverte de liens avec mes racines ancestrales n'ont fait que s'accentuer. J'ai beaucoup appris sur les usages traditionnels des plantes locales, la chasse et la pêche, et cela augmente encore plus mon respect pour la terre et pour les gens qui en vivent. Avec l'évolution de l'aménagement forestier, je sens que la contribution de la communauté autochtone est vitale. Il y a dans ces communautés une abondance de connaissances sur le paysage local qu'on ne peut trouver ailleurs.

J'ai eu l'occasion de travailler dans diverses divisions, de la recherche au développement sylvicole. Dans chaque division, on collabore avec la communauté autochtone locale. Je me sens chanceuse d'être là où je suis, de travailler dans un milieu qui valorise cette collaboration. J'ai soif d'apprendre et de participer davantage au processus avec le temps.

Mon conseil aux étudiants en foresterie : soyez vaillants et sortez de votre zone de confort. Il y a énormément de possibilités dans ce domaine, alors profitez-en. Cherchez l'inattendu et trouvez ce qui vous passionne.

Source : Blogue Parlons Forêt

 
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