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Le NRDC se trompe

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Le Canada s'est construit grâce à la foresterie. Aujourd'hui, plus de 600 localités du Canada rural et nordique dépendent toujours d'un secteur des produits forestiers solide et durable pour appuyer notre environnement, de bons emplois et des villes et villages dynamiques.

Plus de 90 % des forêts aménagées du Canada sont de propriété publique. Chaque province et territoire a élaboré des lois et des lignes directrices qui doivent être intégrées aux plans d'aménagement forestier. De son côté, notre secteur doit respecter un processus strict de planification de l'aménagement pour s'assurer de tenir compte d'une série de valeurs du paysage, notamment les espèces en péril. La réputation du Canada en matière d'aménagement forestier durable compte parmi les meilleures au monde, non seulement en raison de son approche écosystémique rigoureuse, mais aussi des mécanismes additionnels des programmes de certification et des initiatives des entreprises qui sont appliquées sur le terrain.

En fait, les Canadiens comprennent que leurs forêts sont bien aménagées, récoltées et régénérées. Ressources naturelles Canada a récemment publié son Rapport annuel 2017 sur l'état des forêts du Canada, qui souligne que des 347 069 000 hectares de territoire forestier au Canada, moins de 0,5 % a été récolté l'an dernier. Plus de 75 % des forêts se régénèrent naturellement, mais le renouvellement des forêts a aussi été appuyé par la plantation de quelque 574 millions de semis. Cela signifie que la durabilité de nos pratiques de récolte et de reboisement nous assurera à tous de pouvoir profiter des avantages environnementaux, récréatifs et économiques de nos forêts à perpétuité.


Pour ce qui est de favoriser les valeurs sociales, les aménagistes forestiers doivent s'assurer que les objectifs d'aménagement s'harmonisent avec l'intérêt public. Avant même qu'un arbre soit récolté, les communautés autochtones, les municipalités et d'autres voix locales participent aux multiples étapes du processus de planification afin que leurs valeurs soient prises en compte. Équilibrer les intérêts, en agissant bien pour l'environnement tout en maintenant de bons emplois dans les localités rurales et nordiques du Canada, est au cœur de notre façon de travailler au Canada.

Dans un blogue publié la semaine dernière, le NRDC écrivait que l'Ontario en avait rajouté sur une politique qui menace l'avenir du caribou boréal et d'autres espèces en péril de la province, en donnant à l'industrie forestière deux années supplémentaires d'exemption en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario. Cette exemption, comme l'a mentionnée le NRDC en janvier, aurait des conséquences graves pour le caribou boréal de la province, une espèce menacée, car on donnerait presque carte blanche à l'industrie pour dégrader et détruire un habitat essentiel.

Ce commentaire déforme grossièrement ce que nous savons de la situation en Ontario. Le ministre des Richesses naturelles de la province propose qu'un groupe indépendant soit constitué pour fournir des avis sur la prise en compte des espèces en péril dans l'aménagement des forêts de la Couronne. Il ne s'agit pas d'exempter des entreprises d'aménager la forêt en considérant les espèces en péril, mais d'une occasion d'élaborer une solution qui s'harmonise avec la loi existante, avec toutes les parties concernées.

Le secteur canadien des produits forestiers demeure déterminé à favoriser l'avenir du caribou au Canada. Pour en savoir plus sur nos efforts au-delà de ceux qui font partie de nos plans d'aménagement forestier réglementés, vous pouvez visiter le site http://www.realitecaribou.ca/foresterie-durable. L'aménagement forestier est un travail complexe qui intègre plusieurs fonctions importantes, notamment le soutien aux habitats essentiels de plusieurs espèces, la suppression des incendies pour protéger les collectivités, la protection des bassins versants et la lutte contre les changements climatiques. Nous voulons nous assurer que les plans d'action pour le caribou tiennent compte de l'ensemble des réalités et des impacts sur les écosystèmes et soient élaborés en intégrant les connaissances locales et traditionnelles ainsi que les facteurs locaux uniques qui entrent en jeu dans chaque région du pays.

Enfin, la partie vraisemblablement la plus regrettable du blogue du NRDC est l'affirmation selon laquelle la foresterie menace les communautés autochtones. Bien que les entreprises canadiennes de produits forestiers collaborent étroitement avec des communautés autochtones partout au pays, il est important qu'elles s'expriment elles-mêmes à ce sujet. Le fait est qu'au Canada, le secteur des produits forestiers est l'un des plus gros employeurs des travailleurs autochtones, plus de 17 000 d'entre eux travaillant directement ou indirectement pour l'industrie. Les entreprises forestières canadiennes participent également à de nombreux partenariats économiques avec les communautés autochtones, non seulement dans le nord-ouest de l'Ontario, mais partout au pays, s'efforçant d'accentuer les possibilités de développement économique.

L'APFC continuera de travailler dans un esprit de collaboration avec tous les niveaux de gouvernement, avec des partenaires des communautés et des groupes de travailleurs et de loisirs pour établir des plans d'action pour le caribou qui renforcent les pratiques forestières durables, qui favorisent le caribou et toute la faune des forêts canadiennes et qui fournissent des avantages sociaux et économiques à près d'un million de Canadiens des régions rurales et nordiques.

Source : Blogue Parlons Forêt (APFC)

 
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