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L’énergie et les émissions de GES dans la chaîne de valeur du secteur forestier

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En s'appuyant sur des recherches antérieures portant sur les usines à émissions de gaz à effet de serre (GES) nulles, des chercheurs de FPInnovations ont franchi une étape supplémentaire et ont évalué l'efficacité énergétique dans l'ensemble de la chaîne de valeur du secteur forestier. Les résultats aideront les entreprises membres à recenser et à corriger les goulots d'étranglement en matière d'énergie et de GES.

Dans deux études de cas d'une vaste portée, les chercheurs ont analysé la consommation d'énergie de toute la chaîne de valeur d'entreprises forestières des côtes est et ouest. Ils ont examiné les approvisionnements en biomasse, les usines de sciage et de produits du bois, les usines de pâtes et papiers et les produits finis.

D'une durée d'un an, le projet était une collaboration entre des chercheurs de FPInnovations à Pointe-Claire, Edmonton et Vancouver, regroupant une gamme d'expertise dans toutes les facettes des opérations de la chaîne de valeur forestière.

« FPInnovations est peut-être le seul organisme de recherche canadien qui peut effectuer une étude d'une telle profondeur et d'une telle ampleur à l'interne », explique Tatiana Rafione, chercheuse spécialisée dans l'analyse de l'efficacité énergétique. « Nous avons des experts de la biomasse, du transport, des opérations manufacturières, des bioproduits et de l'analyse du cycle de vie. Ensemble, nous avons pu analyser tout le spectre des opérations forestières. »

Les études de cas ont révélé plusieurs façons de rendre chacune des composantes de la chaîne plus efficace, afin d'aider l'industrie à continuer à se concentrer sur ses cibles de réduction d'émissions de GES tout en optimisant l'utilisation de la biomasse actuelle.

Approvisionnements en fibre

Pour améliorer les pratiques opérationnelles, on cherche à électrifier et à remplacer de vieux équipements et à installer de nouvelles technologies à faible coût en capital : carte d'accès pour les distributeurs de carburant, chaufferette de cabine et minuterie pour le ralenti moteur.

Le biodiesel produit à partir de biomasse pourrait aider à réduire les émissions de GES, mais plusieurs régions connaissent des contraintes d'approvisionnement. Il est toutefois possible, dans les distances moyennes de transport actuelles, de récupérer des résidus qui serviraient dans la chaîne de valeur. Dans les deux études, 35 pour cent du surplus de biomasse était dérivé de résidus de biomasse.

Scieries et usines de produits du bois

L'optimisation des opérations et la réduction de la consommation d'énergie peuvent accroître la disponibilité des déchets de bois, ce qui atténuera la dépendance envers les sources externes tout en réduisant les émissions. Ces mesures peuvent aussi occasionner des économies de gaz naturel ou de biomasse, qui pourraient alors servir à produire de la bioénergie ou des produits chimiques à valeur ajoutée. La baisse de consommation de produits chimiques découlant du remplacement des résines phénoliques par la lignine extraite aux usines de pâte kraft compte parmi les méthodes indirectes de réduction des GES.

Usines de pâtes et papiers

Le plus grand potentiel de réduction de l'énergie repose dans cette partie de la chaîne de valeur. Ce ne sont pas toutes les mesures qui réduisent les émissions de GES, mais on cherche surtout à maximiser la production d'énergie. Par exemple, les économies de biomasse peuvent s'élever à plus que le nécessaire pour maximiser la génération d'électricité. Par ailleurs, on peut utiliser la biomasse excédentaire dans une unité de gazéification pour produire du gaz synthétique qui remplacerait le gaz naturel dans les usines de pâtes et papiers.

Dans la chaîne de valeur, c'est l'exploitation d'usines de pâte mécanique qui exige la plus grande quantité d'électricité externe. Les unités existantes de cogénération pourraient générer l'électricité nécessaire pour les scieries, les usines de pâtes et papiers et les fabriques de panneaux.

Faibles dépenses en capital

Les technologies de captage du carbone contribueraient à éliminer les émissions de GES des fours à chaux et pourraient représenter plus de 30 pour cent des réductions potentielles. Le captage du carbone peut être coûteux, mais le tiers des mesures recensées par les études de cas sont considérées comme de faibles dépenses en capital.

Les résultats ont été présentés aux membres de FPInnovations qui participaient aux études et un aperçu du projet a été donné lors de la conférence Pacwest en juin 2019.

Pour en savoir plus sur ces études de cas, veuillez communiquer avec Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

 

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