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Redémarrage réussi à Dolbeau

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Profil de l'usine à papier de Dolbeau-Mistassini de Produits forestiers Résolu

DOLBEAU-MISTASSINI — Depuis sa réouverture en octobre 2012, l'usine à papier de Dolbeau de Produits forestiers Résolu a été rentable tous les mois. Elle fait même partie du peloton de tête des papetières qui produisent du papier d'impression commerciale, selon le directeur de l'usine Martin Leclerc. Plongeon au cœur d'un survivant.

Dans la salle de contrôle de la machine à papier numéro 5, deux employés racontent à quel point ils sont fiers d'avoir réintégré les rangs de l'usine. « J'ai toujours eu le sentiment que cette usine-là n'aurait jamais dû fermer. Je suis revenu parce que je voulais entre autres montrer qu'on pouvait être rentable », raconte Paul André Morency, un technicien électrique de l'usine, qui a dû s'exiler à Jonquière pour travailler pour Alcan alors que l'usine de Dolbeau était fermée.

« L'usine de Dolbeau est passée bien près de ne jamais rouvrir, souligne Martin Leclerc, le directeur de l'usine depuis la réouverture au mois d'août 2012, mais on est reparti avec un nouveau modèle d'affaires, avec moins de monde qui doivent être plus autonome. Les 12 premiers mois nous prouvent que l'on avait raison, car on a été dans le positif tous les mois. On est très fiers de ce qu'on a fait. On a relevé un beau défi », estime le directeur.

Depuis la réouverture, plusieurs ajustements ont dû être faits pour remettre les équipements en ordre. Et même si aucun nouvel équipement n'a été acheté, la mise à niveau a coûté 20 M$. À sa première année d'opération, l'usine a produit 132 000 tonnes de papier.

art10-photo9Produits forestiers Résolu à Dolbeau-Mistassini
Nombre d'employés 133
Produits Papiers d’impression commerciale
Capacité de production annuelle 138 000 tonnes métriques
Nombre de machines 1
Cogénération Puissance installée : 28 mégawatts
Certification Certificats de chaîne de traçabilité :
                           FSC : Dolbeau-FSC_CdT
                           PEFC: Dolbeau-PEFC_CdT »

Rationalisation nécessaire

La réouverture de l'usine ne s'est toutefois pas faite sans écueils. D'abord, le nombre d'employés a diminué de façon significative. Cette situation s'explique en partie du fait que la machine numéro 2, qui produisait du papier pour livre de poche, n'a pas été redémarrée. De plus, les employés, qui ont subi des baisses de salaire allant jusqu'à 15 %, ont aujourd'hui plus de responsabilités et ils doivent être plus autonomes. « On doit inculquer à nos gens qu'ils font partie de la solution pour la survie de l'usine à long terme », souligne M. Leclerc. Finalement, Résolu fait aujourd'hui affaire avec plus de sous-traitants au besoin.

Au départ, Résolu a été en mesure de réembaucher d'anciens employés de l'usine, mais les départs à la retraite ont commencé et la relève se fait rare. « On doit relever le défi et dire aux gens qu'il y a de beaux emplois ici », lance M. Leclerc. Après deux années de probation, les salaires atteignent plus de 25 $/h pour la majorité des postes.

Mais, « pour attirer le monde, on doit dire au monde qu'il y a un marché qui va durer et expliquer pourquoi, nous, on va rester », ajoute le directeur de l'usine. D'abord, le rachat de l'usine de cogénération de Boralex et le nouveau contrat électrique conclu avec Hydro-Québec ont permis de faire d'énormes gains en efficacité. Aujourd'hui, l'usine a besoin de 700 tonnes de biomasse par jour pour produire 25 mW d'électricité annuellement.

Retrouver son ancien marché

Le papier haut de gamme SCB et SNC produit à l'usine de Dolbeau est reconnu pour bien absorber les couleurs et faire ressortir les images. Mais pour reconquérir ses anciens clients, l'usine a rapidement dû obtenir ses certifications FSC et PEFC, car « c'est ce que les clients demandaient ». Ils ont donc récupéré plusieurs de leurs anciens clients et plus de 85 % du marché de l'usine de Dolbeau est aux États-Unis.

Mais, est-ce que le marché du papier commercial a un avenir ? Selon Martin Leclerc, la décroissance continue, mais elle est moindre. « Les usines qui resteront ouvertes seront les plus performantes et nos coûts pour chaque tonne de papier produite sont excessivement bons. Il y a encore un peu d'incertitude, mais on est confiant dans notre modèle d'affaires, car il y aura toujours une demande pour ce type de papier », conclut le directeur de l'usine, qui, au cours de la prochaine année, souhaite se concentrer à faire rouler l'usine avec moins de monde et en embauchant des sous-traitants au besoin.

Un procédé bien orchestré

art10-photo6Dans la salle de contrôle du secteur du plan de pâte, l'opérateur de PCTM, Luc Bélanger, discute avec un représentant de Metso pour régler le problème d'un moteur de raffineur tout en surveillant sur les multiples écrans de contrôle qui lui permettent de gérer la quantité de copeaux, le taux de glaise, les produits chimiques et les colorants. Pendant ce temps, les copeaux d'épinette noire et de sapin (jusqu'à un taux 15-20 %) subissent deux traitements mécaniques après avoir été chauffés et lavés, leur donnant une allure de ouate, avant de devenir de la pâte.

art10-photo7Cette pâte est entreposée, avant d'être tamisée pour séparer les grandes et les petites fibres, puis épaissie, sur un filtre à disque pour enlever l'eau excessive et arriver à une consistance de 9 à 10 %. Finalement, cette pâte est blanchie avec de l'hydrosulfite, pour obtenir une blancheur de 63.

Par la suite, la pâte prend le chemin de la machine à papier numéro 5 où elle est pressée trois fois. Le papier, qui commence à prendre forme, est alors séché à la vapeur qui provient de l'usine de cogénération adjacente, en circulant dans 52 rouleaux. À la sortie du séchoir, des rouleaux donnent l'épaisseur finale au papier avant qu'il ne soit enroulé dans un « jumbo ». Puis, deux employés inspectent la qualité du « jumbo » avant qu'il ne soit coupé en rouleaux de 72 pouces pour l'expédition.


Produits forestiers Résolu
produit une gamme étendue de papier journal, de papiers d'impression commerciale et de pâte commerciale dans ses 22 usines de pâtes et papiers. Nos usines sont stratégiquement situées pour approvisionner les grands marchés d’Amérique du Nord et d’outre-mer.


Capacité de production

  • 1,9 million de tonnes métriques de papiers d’impression commerciale
  • 3,1 millions de tonnes métriques de papier journal
  • 1,7 million de tonnes métriques de pâte commerciale

    Pour plus de détails, visitez le site Internet : Produits forestiers Résolu


 

 
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