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Dimanche 15 septembre 2019

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Relance de l’usine de pâte de Lebel-sur-Quévillon - Nordic Kraft prend son envol

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Près de 100 millions de dollars ont déjà été investis dans Nordic Kraft, le projet de relance de l'usine de pâte Kraft de Lebel-sur-Quévillon, ce qui représente le tiers des investissements totaux. Et l'usine, qui a déjà embauché 100 travailleurs, est toujours en mode séduction pour combler les 300 postes nécessaires à la production de pâte, une étape qui devrait se concrétiser en 2020.

« Le projet est rigoureusement sur les rails car plus du tiers des travaux de remise en état de l'usine ont été faits, mais il reste encore quelques ficelles à attacher au niveau du financement pour confirmer officiellement la relance », mentionne Frédéric Verreault, directeur exécutif au développement corporatif, de Chantiers Chibougamau et de ses filiales, dont Nordic Kraft.

En chiffres, près de 100 millions de dollars ont déjà été injectés dans le projet de près de 320 millions de dollars. Malgré ce montant faramineux, cet investissement en vaut la chandelle, estime Frédéric Verreault, car une usine neuve couterait plus d'un milliard de dollars américains à construire.

Mais pourquoi l'entreprise spécialisée dans le sciage du bois (Chantiers Chibougamau et Scierie Landrienne) souhaite-t-elle investir dans une usine de pâte ? « Nous n'avions pas une telle aspiration il y a 3 ou 4 ans, admet le directeur exécutif. Avec le déséquilibre de l'offre et de la demande dans le monde des copeaux au Québec, c'est devenu un mal nécessaire, parce que le prix qu'on obtenait pour les copeaux fragilisait toute l'entreprise. » Et malgré les investissements dans le bois d'ingénierie, avec Nordic Structures, le modèle d'affaires devenait trop inconfortable.

C'est ainsi que Chantiers Chibougamau a décidé de poser un geste défensif, en faisant l'acquisition de l'usine de pâte kraft de Lebel-sur-Quévillon, dans le but d'éviter un démantèlement. Puis en étudiant le marché mondial de la pâte, les promoteurs ont vu un projet crédible et viable en relançant la production.

Un projet industriel d'une telle envergure génère d'emblée des inquiétudes en ce qui a trait au respect du budget initial et des échéanciers, remarque Frédéric Verreault. Et les preuves à faire aux différents partenaires financiers sont encore plus grandes quand on parle d'investir dans le monde des pâtes et papiers.

Pour démontrer le sérieux du projet, les promoteurs ont décidé de commencer à investir massivement dans le projet. « C'était plus intéressant de conclure un financement avec le tiers des travaux exécutés, plutôt que de chercher à financer un projet théorique, qui comprend plusieurs inquiétudes en ce qui a trait au recrutement et aux échéanciers. Notre projet est maintenant plus appétissant, d'autant plus que la pâte kraft est en demande sur les marchés », souligne Frédéric Verreault, qui ajoute que la pâte de la forêt boréale se démarque, car elle est réputée comme étant une des meilleures au monde.

Selon ce dernier, les discussions vont bon train avec les gouvernements provincial et fédéral, ainsi qu'auprès de partenaires financiers conventionnels. « On espère pouvoir faire une annonce en grande pompe d'ici quelques semaines », dit-il.

D'ailleurs, même si le redémarrage de la production n'est prévu qu'en 2020, les clients sont déjà nombreux à prendre des nouvelles de l'entreprise en démarrage.
« Ce n'est pas un projet qui va cannibaliser le marché québécois, parce que la demande est énorme aux quatre coins de la planète », ajoute-t-il, en citant en exemple l'essor du marché du papier tissu, de l'hygiène personnelle, du carton d'emballage, ou encore des verres de café en carton. Étant donné que ces marchés offrent amplement d'opportunités de développement, Nordic Kraft ne compte pas se lancer dans des créneaux d'innovation à court terme.

Attirer la main-d'œuvre

Outre les marchés et le financement, ce sont les besoins de main-d'œuvre qui posent un défi majeur car presque tous les secteurs de l'économie sont confrontés à des pénuries de travailleurs qualifiés. Mais malgré l'éloignement, Nordic Kraft réussit à tirer son épingle du jeu, en misant sur une approche humaine, soutient Frédéric Verreault. « On a une culture de crinqués plutôt qu'une dynamique de grosse corporation, dit-il, ce qui fait qu'on est plus agile. » Déjà, 100 postes ont été pourvus et le recrutement continue.

Alors que l'entreprise souhaite maximiser l'établissement des travailleurs à Lebel-sur-Quévillon, elle compte y aller étape par étape, en respectant les choix de tout un chacun, pour éviter de se priver de talents, note Frédéric Verreault.


 

 

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