Accueil Blogues Mathieu Régnier Coopération durable ou verte concurrence ?

Coopération durable ou verte concurrence ?

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L'industrie papetière européenne a de l'ambition. La nôtre aussi d'ailleurs! On cherche à briser son image énergivore, celle du 5e plus grand consommateur industriel en énergie.

Entre la « Feuille de route 2050 » de la CEPI (Confédération des industries papetières européennes) et la Vision 2020 de l'Association des produits forestiers du Canada, il n'y a pas que 30 ans! Ces programmes servent de cadre pour dynamiser l'industrie des deux bords de l'Atlantique. Ils touchent divers sujets y compris la durabilité environnementale. Chez nous, rien de moins que l'atteinte de la neutralité carbone en 2015 (l'an prochain)! Et ce, sans usage de crédits compensatoires. En Europe, la CEPI propose de couper son utilisation d'énergie du quart et ses émissions de CO2 de moitié d'ici 2050.

Cessons les comparaisons. Ce que l'Europe a certainement déjà réussi c'est d'attirer l'attention du Financial Times (FT) et de l'hebdomadaire The Economist. Ces deux publications sont les chantres de l'ultralibéralisme et ont certainement un parti-pris pour l'innovation comme moteur économique. Pourquoi ne pas les inviter à regarder ce qu'il se passe par ici et leur demander de réfléchir à la question suivante : cette sacro-sainte innovation, qu'elle soit nord-américaine ou européenne, est-elle davantage encouragée par les objectifs environnementaux ou par le besoin de réinvention d'une industrie en transition? Les deux?

The Economist est sceptique, mais veut bien y croire en décrivant l'exceptionnelle expérience de la CEPI avec l'approche Two-Team. Deux équipes compétitionnent pour obtenir la médaille d'or en technologies vertes. La proposition gagnante réduirait l'utilisation d'énergie d'une papetière de 40 %.

Solution : la fabrication du papier deviendrait un procédé biochimique rentable. Ce qui surprend surtout c'est que les compagnies membres de CEPI ont collaboré. « Inhabituel » souligne l'hebdomadaire. En effet, pourtant c'est le lot de FPInnovations depuis belle lurette. Explication? Il s'agit de développer des préconcepts génériques. L'espoir c'est, que la vraie compétition commence conclut, l'article.

« On ne parle plus de technologies qui améliorent les processus existants, mais de percées scientifiques », explique Marco Mensink de la CEPI à Sylvia Pfeifer du FT. La dernière fois qu'une technologie a changé la donne, c'était il y a 21 ans avec la bande pour presse à patin qui extirpait l'eau excédentaire. Sinon, il faut remonter à 1929 avec la chaudière à récupération. À quand alors le procédé de fabrication avec solvant végétal pour dissoudre les copeaux de bois et extraire la lignine? Et surtout... À qui?


 

 

 
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