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Traitement des eaux usées

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La gestion de l'eau a toujours été une préoccupation pour l'industrie des pâtes et papiers, mais les technologies n'ont pas toujours permis les meilleurs résultats environnementaux. La clarification de l'eau pour réduire les matières solides en suspension est utilisée depuis plusieurs années, mais réduit les niveaux d'oxygène dans l'eau retournée dans les écosystèmes. On y répond avec des avancées scientifiques décrites dans un article publié dans Industry WaterWorld. Art Haddaway décrit les tendances en matière de traitement des eaux usées : l'application de technologies de pointe et de procédés biochimiques qui contribuent à la réduction de l'empreinte hydrique des papetières.

Parmi les méthodes décrites, celle de la digestion anaérobie, un processus qui coûte cher à installer, mais qui devient avantage concurrentiel au fil du temps. 300 papetières sur les quelque 1300 en service à travers le monde se seraient dotées de tels systèmes. Considéré comme traitement primaire par certains et secondaire par d'autres, il s'agit d'une méthode connue et appliquée depuis une quinzaine d'années pour environ 85 % d'entre elles. La méthode relativement nouvelle s'ajoute aux traitements plus connus qui consistent à combiner l'effluent avec des microorganismes ou, contrairement à l'anaérobie, à insuffler de bonnes quantités d'oxygène.

À ces méthodes il faut ajouter le procédé physique de filtration sur membrane, l'adsorption (fixation de molécules sur la surface d'un solide), la désinfection par lumière UV, la coagulation/précipitation, la déchloration, l'oxydation chimique ou encore une série d'applications technologiques plus récentes telles que les traitements par enzymes ou par ozonation ainsi que les systèmes en circuit fermé, à fixation de nitrogène ou à base de « film biologique à lit mobile » (fixed bed biofilm processing). De grands progrès qui seraient à la fois bons pour l'environnement et pour le portefeuille des usines de pâte et papier.

Avant le traitement, l'extraction

La première stratégie de gestion de l'eau consiste à réduire son utilisation. Cascades faisait une annonce à ce sujet le mois dernier. Au Québec, la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection, oblige les entreprises à déclarer leurs prélèvements quotidiens de 75 000 litres et plus. Ces entreprises doivent alors payer une redevance qui sera exigée selon deux catégories. Les entreprises qui intègrent l'eau dans leurs produits comme les embouteilleurs et celles, comme les papetières, qui utilisent l'eau dans leurs procédés avant de la traiter et de la retourner dans les cours d'eau. La redevance est alors moindre, 2,50 $ au lieu de 70 $ par million de litres.


 

 

 
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