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Dimanche 21 octobre 2018

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Ça va bien dans l’Ouest

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Il y aurait un boom de croissance au sein des entreprises forestières canadiennes de l'Ouest canadien. Cette vague de fusions et acquisitions serait le baromètre d'une nouvelle santé financière. On la ressent aussi à l'est des prairies.

L'accélération des activités de fusion et acquisition est un bon signe pour l'économie forestière canadienne. C'est l'avis de David Allard du cabinet d'avocats spécialisés en droit des affaires Lawson Lundell (Vancouver). Dans un article du Financial Post, il explique en quoi la crise économique américaine de 2008 a paralysé à la fois la construction résidentielle aux États-Unis et les ventes de bois d'œuvre canadien au sud de la frontière.

Pour David Allard, malgré des années difficiles, il est remarquable de voir à quel point les industries d'ici se sont relevées. Ceci illustre une réelle combativité.

Recette pour sortie de crise

Si l'industrie s'en tire bien, c'est qu'elle s'est tournée vers de nouveaux marchés. Pensons d'abord à la Chine, mais les entreprises canadiennes de bois d'œuvre cherchent aussi à vendre en Inde et au Japon. Ces perspectives internationales ainsi qu'une économie américaine en rémission, voilà qui incite l'industrie forestière à consulter les petites annonces : on cherche les bonnes opportunités d'achat. Oublions les prophètes de malheur qui annoncent la plus grande crise économique de l'histoire en avril 2015 (prenez ceci avec de la fibre et trois grains de sel) : The Death of Money - The Coming Collapse of the International Monetary System par James Rickards. Ces opportunités d'achats se trouvent dans le sud des États-Unis. Canfor et West Fraser viennent d'acquérir de grandes scieries au Mississippi (Southern Lumber Company) et dans l'Arkansas (Travis Lumber Company).

La stratégie n'est pas qu'orientée sur la croissance. Il s'agit aussi de diversifier les sources d'approvisionnement. L'article du Financial Post rappelle la récente épidémie de dendroctone du pin en Colombie-Britannique (50 % des pins affectés), les tensions entourant les titres de propriété des populations autochtones, la réglementation environnementale québécoise qui pose de nouvelles restrictions sur la récolte ainsi que la taxe d'importation américaine qui perdure sur le bois d'œuvre.

Recette pour contrer la segmentation

En parallèle, des sociétés de capital-investissement américaines achètent des usines de pâtes et papiers au Québec. Ce n'est pas parce que l'économie remonte aux États-Unis que la demande pour le papier ou le papier journal remonte. Certaines entreprises comme Cascades se départissent d'unités de production ne faisant pas partie de son activité principale. Le groupe papier fin de l'entreprise québécoise a été acheté par H.I.G Capital, basé à Miami. C'est une tendance observée ailleurs : l'industrie cherche à se recentrer suite à une segmentation de la performance : clairement, la relance observée affecte des secteurs plus que d'autres.

Quelles soient canadiennes ou américaines, ces fusions et acquisitions sont vues de manière positive pas les analystes. L'argent est maintenant disponible et les acheteurs voient des possibilités.


 

 

 
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