Accueil Blogues Mathieu Régnier Programme ITIF : premier rapport d’évaluation

Programme ITIF : premier rapport d’évaluation

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Il y a cinq ans, le gouvernement investissait 100 millions de dollars dans le secteur de forestier par l'entremise du programme Investissements dans la transformation de l'industrie forestière (ITIF). ITIF est parrainé par le ministère des Ressources naturelles du Canada. À ces 100 millions, entre 260 et 300 millions ont été ajoutés des secteurs public et privé.

En juillet dernier, un premier bilan du programme était publié. Le programme répond aux besoins en investissements en matière de nouvelles technologies. ITIF permet d'obtenir des contributions non remboursables pouvant atteindre 50% du coût des projets pour la démonstration de nouvelles technologies. Le programme s'intéresse aux projets pilotes ou de nature commerciale issus de tous les secteurs de l'industrie forestière canadienne. Le bilan produit en juillet accompagnait de près l'annonce de son renouvellement pour une période de quatre ans dans le contexte du Plan d'action économique canadien de 2014.

Mesurer les progrès accomplis

Le rapport d'exécution portait sur cinq projets menés à terme. Chacun facilite la commercialisation de technologies innovantes de manière différente. Dans les mots de Greg Rickford, ministre des Ressources naturelles du Canada, le bilan est « impressionnant » – un mot que l'on entendra souvent de la part des conservateurs en cette période électorale. Selon le ministre Rickford, il s'agit « d'innovations technologiques inédites ont été commercialisées et les investisseurs privés ont bien vu la faisabilité technique et la rentabilité économique des nouveaux produits du bois et des nouvelles technologies forestières ».

Par voie de communiqué, David Lindsay, président et chef de la direction de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC) expliquait récemment que le programme ITIF était non seulement porteur de changement, mais un « catalyseur de la transformation de l'industrie ce qui contribue à réduire le risque associé aux coûts élevés découlant du passage d'une technologie innovatrice de l'étape de la recherche à celle de la commercialisation et rend ainsi le secteur plus concurrentiel à l'échelle internationale. »


Tableau extrait du rapport de Ressources naturelles Canada

Amélioration de la compétitivité internationale

C'est notamment grâce au soutien du programme ITIF que la division biomatériaux de Kruger a pu construire une usine de démonstration de filaments de cellulose à Trois-Rivières. Ici, la contribution du programme était de 15 millions de dollars. Le montage financier se complétait de contributions de FPInnovations, d'Investissement Québec ou de Kruger même. Autre province, autre entreprise et autre projet focalisant cette fois son attention sur le début de la chaine de production : celui de Pâtes et Papier Irving au Nouveau-Brunswick qui construit une usine mécanisée adjacente à une pépinière. L'usine produira un vaste nombre de plants de conifères chaque année par l'entremise d'une technologie mise au point par Ressources naturelles Canada, l'embryogenèse somatique (méthode de reproduction des conifères).

Entre 2010 et 2014, douze autres projets ont été financés par ITIF. Sur chaque dollar investi par le gouvernement, les entreprises déboursent 2,60 dollars. C'est beaucoup, mais l'ensemble des contributions consenties permet d'éviter ce qu'il est convenu d'appeler la 'vallée de la mort', les étapes précédant chronologiquement la commercialisation d'un produit. Ces étapes sont associées aux coûts élevés et aux risques financiers d'apporter des changements technologiques. Comme le rapport le souligne dans un encadré très intéressant, il s'agit souvent d'un obstacle infranchissable pour les entreprises et ceci tout particulièrement pour celles du secteur forestier.


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