Accueil Blogues Patrice Mangin Le projet de bioraffinerie à La Tuque, les études approfondies enfin lancées

Le projet de bioraffinerie à La Tuque, les études approfondies enfin lancées

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Du 6 au 8 septembre, BioÉnergie La Tuque (BELT) a tenu à La Tuque sa réunion de lancement du projet de bioraffinerie à base de résidus de coupe forestière. Rappelons que le projet consiste à installer la première raffinerie au Canada avec la capacité de produire plus de 200 millions de litres par an de carburants totalement renouvelables. Pour ce faire, vu qu'il s'agit d'une première canadienne, voire mondiale pour ce type de raffinerie, les investisseurs potentiels doivent être assurés, et surtout rassurés, que les conditions technologiques et économiques soient optimales.

Une partie du groupe d’expert réunis à La Tuque (7 septembre 2016). Au centre (en costume) le maire de la ville, Monsieur Normand Beaudoin.

Pour valider le concept à travers des études de diligence technico-économique et opérationnelles, BELT et son partenaire FPInnovations ont réussi à réunir une équipe exceptionnelle, communément appelée équipe d'étoiles (A-team) comprenant une sélection ad hoc des meilleurs experts du domaine.

L'équipe est composée d'experts de centres reconnus mondialement, et ce en provenance du Canada, comme FPInnovations qui est aussi le partenaire principal de BELT dans ce projet, du VTT, centre de recherche finlandais, ainsi que de professeurs, assistés de leurs étudiants, essentiellement des post-doctorants, de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), de l'université Laval et de l'école Polytechnique de Montréal.

Trente-cinq (35) de ces experts étaient présents à La Tuque. Il faut noter que c'est la première fois, et ce, au niveau mondial, qu'une telle équipe d'experts a pu être réunie. Leurs travaux s'étendront sur une période de 2 ans, de septembre 2016 à septembre 2018 pour une décision d'investissement sur une usine commerciale ou de démonstration vers octobre 2018.

Après deux journées de travail intensif, les participants ont visité le site Vallières, une zone présélectionnée par la Ville de La Tuque pour la construction de la future usine, ainsi qu'un pyrolyseur semi-mobile, pouvant produire des huiles pyrolytiques sans eau et du bio-charbon à partir de résidus forestiers. Le pyrolyseur sert aux recherches que l'UQTR entreprend, entre autres, avec le réseau BioFuelNet et dans le cadre du projet La Tuque. Le pyrolyseur est basé sur des innovations technologiques, au niveau du chauffage et de la condensation des huiles sur des concepts développés en communs par l'UQTR et l'Université de Western Ontario (UWO).

L'unité de pyrolyse, au coût approximatif de 1 000 000 $ a été construite grâce au soutien financier de Développement Économique Canada (630 000$), la Fondation de l'UQTR (70 000$) et une contribution en nature de l'UWO (environ 300 000$).
Preuve de l'intérêt des différents niveaux de gouvernement, la réunion de démarrage a bénéficié de temps forts avec la présence de Monsieur Normand Beaudoin, maire de la ville de La Tuque, de Monsieur François-Philippe Champagne, le député fédéral de Saint-Maurice–Champlain et Secrétaire parlementaire du ministre des Finances, et même de la ministre régionale et du tourisme du Québec, Mme Julie Boulet qui a pris le temps de venir rencontrer et saluer les membres de l'équipe.

La ministre, Madame Julie Boulet, est d'ailleurs revenue à La Tuque le 12 septembre, accompagnée de Monsieur Pierre Arcand, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec qui a annoncé une contribution de 1,5 million de dollars pour que BioÉnergie La tuque et ses partenaires puissent initier les études le plus rapidement possible.

Un dossier à suivre car la réussite du projet positionnera le Québec et le Canada en tant que chefs de file dans le domaine de productions des carburants renouvelables. Et ce, pour peu que le gouvernement du Québec décide enfin à se doter d'un mandat d'un pourcentage obligatoire dans les essences et diesels. Il ne ferait que prendre le train en marche sur d'autres provinces, voire d'autres pays beaucoup plus avancés sur ce point. Il est clair que, sans ce mandat, les investissements ne se feront pas au Québec. C'est du moins ce qu'affirment tous les investisseurs potentiels que no savons rencontrés.


 Patrice J. Mangin, Ph.D., Ing. INPG,
Prof., Génie Chimique, UQTR
Chaire bioéconomie-bioénergie, UQTR
PDG, BioÉnergie La Tuque

 
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