Accueil Énergies forestières Biomasse Le pôle IAR présente les futures technologies de transformation de la biomasse

Le pôle IAR présente les futures technologies de transformation de la biomasse

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Le Pôle a tenu son premier congrès international ciblé sur les procédés industriels innovants de valorisation de la biomasse non comestible. Objectif : montrer les progrès futurs de rentabilité de cette industrie encore concurrencée par le pétrole à bas prix.

Le pôle IAR, situé dans les deux principales régions de grandes cultures que sont les Hauts de France et le Grand Est, comme l'a rappelé son président Yvon Le Hénaff, a tenu la première édition de son congrès « Bioket » (Key Enabling Technologies in Bioeconomy - congrès des technologies clés de la bioéconomie), du 6 au 8 mars à Strasbourg. « L'optimisation des procédés de transformation est un réel défi pour valoriser toutes les fractions de la biomasse. L'ambition de ce congrès est de remplir l'espace non occupé par les congrès plus académiques », a commenté M. Le Hénaff.

Arriver à dégrader les composants « coriaces »
Ce congrès ciblé sur les procédés a comparé les nombreuses technologies de pré-traitement et de traitement de la biomasse. Un chercheur universitaire belge, Ludo Diels, a ainsi passé en revue les procédés de prétraitement de la biomasse. L'objectif de la bioéconomie étant de laisser les substances comestibles prendre la destination de l'alimentation et de valoriser les fractions les moins faciles à extraire pour les réserver à la chimie, aux matériaux de construction, peintures, plastifiants et autres revêtements, le défi de l'industrie est de dégrader les composants « coriaces ». L'industrie recourt pour cela à des prétraitements, pour que la matière première, souvent ligneuse, libère des sucres qui seront ensuite transformés en molécules intéressantes pour les industries applicatives. Or, pour dégrader ces composants difficiles à extraire (cellulose, hémicellulose, lignine) les procédés de types papetiers utilisent de hautes températures et des hautes pressions, coûteuses en énergie. D'autres procédés recourent à des acides et à des solvants, ce qui ne manque pas de susciter des débats. Par exemple, le recyclage des solvants « entraîne des coûts élevés », a mentionné Ludo Diels.

Des méthodes de prétraitement plus douces et moins coûteuses
Le chercheur a cité une méthode de prétraitement utilisant des températures inférieures à 100 degrés, moins d'acides et des pressions plus basses, grâce à des solvants dits eutectiques, employés de plus en plus dans l'industrie soucieuse d'environnement. Il a évoqué également une méthode pour dégrader la lignine et la cellulose, qui est en démonstration à l'Imperial College de Londres et à l'université de Louvain en Belgique, et « qui ouvre la voie à de nouvelles applications de la lignine et de la cellulose ». La valorisation des coproduits, qui est le fondement de la bioéconomie, est appliquée par les papetiers, la papeterie était un des modèles de la bioraffinerie. « Aujourd'hui tout papetier qui ne valoriserait pas ses coproduits serait déjà mort », a commenté Ludo Diels. Des débats ont eu lieu aussi à ce congrès sur les technologies de traitement (une fois la biomasse rendue transformable par le prétraitement) par les enzymes, l'oxydation, les fermentations, le recours aux membranes pour la filtration.

Source : La Marne Agricole

 
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