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Miser sur la main-d’œuvre autochtone

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Près de 40% de la population atikamekw a moins de 15 ans, un énorme potentiel de main-d'œuvre pour l'industrie forestière. Selon Constant Awashish, Grand chef de la nation atikamekw, c'est l'occasion en or pour tisser des ponts entre les nations.

« Il existe un gros potentiel de main d'œuvre dans nos communautés. Il s'agit juste de bien l'outiller et de bien l'encourager pour aider nos jeunes à réaliser leur plein potentiel », a souligné Constant Awashish lors d'une allocution tenue pendant le Symposium forestier de La Tuque les 2 et 3 novembre dernier.

« Les relations entre nos nations n'ont pas toujours été roses, mais il faut regarder en avant pour créer des ponts et pour travailler ensemble », a ajouté le leader de 36 ans qui est un modèle de persévérance au sein des trois villages atikamekw de la Mauricie.

Son but : redonner la fierté aux jeunes en célébrant leur identité autochtone afin de leur donner le gout d'étudier et de s'éduquer, et pour ainsi améliorer la situation dans les réserves.

Comment créer cette étincelle qui donne le gout d'étudier pour devenir ingénieur chimique, mécanicien, ou encore un entrepreneur forestier ? Il faut des investissements pour créer des formations adaptées à la réalité autochtone, mentionne le Grand Chef qui croit que des formations dans les réserves offrent un fort potentiel.

« Nous sommes à la croisée des chemins et il faut être conscient de cette réalité-là, parce qu'on veut donner de l'emploi aux jeunes », souligne l'homme qui note que les relations s'améliorent tranquillement avec les gouvernements.

À la base, il faut travailler sur les formations professionnelles en lien avec la foresterie, mais moi, je vois beaucoup plus loin que ça. J'aimerais qu'on forme des informaticiens, des gestionnaires, des ingénieurs et s'assurer que beaucoup plus de jeunes complètent un diplôme universitaire », mentionne le détenteur d'un diplôme en droit de l'Université d'Ottawa, qui espère que les entreprises du secteur forestier s'engagent plus fortement dans la formation des jeunes autochtones.

Les ponts entre les nations permettent aussi de briser certains préjugés ou du moins obtenir de meilleures informations sur une foule de sujets. Pour Constant Awashish, le Symposium forestier de La Tuque lui aura permis de démystifier certains aspects concernant la viabilité écologique de la récolte de la biomasse. « J'avais certaines craintes, parce que c'est parfois difficile de s'y retrouver avec toutes les études qui existent, a-t-il mentionné en entrevue. En écoutant les intervenants comme Évelyne Thiffault qui présente pleins de données scientifiques, ça met en confiance. »


 

 
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