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Dimanche 15 septembre 2019

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Diesel renouvelable fait à partir de bois : Réunir les pièces du casse-tête

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Les divers procédés utilisés pour convertir la biomasse ligneuse de faible valeur en diesel renouvelable ont fait leurs preuves à l'échelle du laboratoire, certains étant même mis à l'essai à l'échelle pilote. Toutefois, personne n'a encore été en mesure de les regrouper dans un procédé de production à grande échelle off rant une viabilité financière démontrée. Cela demeure un défi de taille à relever dans le domaine des solutions aux changements climatiques, notamment depuis que les sources durables d'approvisionnement en biomasse pour production de biodiesel sont limitées.

Depuis plus de deux ans maintenant, FPInnovations est partie prenante de l'initiative Bioénergie La Tuque (BELT), un eff ort collectif destiné à relever ce défi . On espère construire une raffi nerie commerciale de diesel renouvelable dans le centre-nord de Québec, plus précisément à La Tuque, alimentée  par les résidus de bois de peu de valeur issus de l'exploitation forestière dans la région.

Bien que la construction de cette raffi nerie alimentée en bois ne se concrétisera pas avant plusieurs années, les récents progrès ont été constants, quoique diffi ciles, affi rme Doug Singbeil,gestionnaire du secteur industriel Bioproduits, chez FPInnovations. L'exercice a nécessité des évaluations techniques et économiques exhaustives des procédés et données de performance, de même que des simulations de nombreuses technologies et méthodes de conversion. Les options ont convergé vers trois voies privilégiées. Les  travaux préliminaires tirant à leur fi n, le projet BELT entamera sous peu, de concert avec des partenaires sélectionnés, des essais réels à l'échelle de démonstration de 18 à 24 mois qui seront réalisés dans des installations de transformation de la biomasse aux quatre coins du monde.

« Tout est dans le rendement », déclare M. Singbeil. « Quelle quantité d'énergie sous forme de produit liquide fi nal peut-on obtenir d'une quantité donnée de biomasse, en reproduisant le plus fi dèlement possible les conditions réelles? Où se situent les possibilités de réduire les pertes et fabriquer unproduit fi nal avec l'intensité carbone la plus faible qui soit? » L'objectif, selon lui, est que les essais se soldent par suffi samment d'observations pour aider à déterminer la faisabilité d'une installation comme celle prévue à La Tuque. « Il s'agit d'une tâche qui relève du domaine de l'ingénierie », dit-il.

La société fi nlandaise Neste, chef de fi le mondial dans le domaine des carburants renouvelables et partenaire de l'initiative BELT, sera au nombre des parties prenantes qui porteront un intérêt marqué aux résultats.

La biomasse forestière constitue une matière première intéressante pour la production de diesel renouvelable, particulièrement dans les régions où elle est abondante comme sous-produit de l'exploitation forestière durable n'ayant que peu, sinon aucune utilisation. La création d'une base potentielle pour la diversifi cation économique constitue un objectif clé du projet.

« Si on peut assembler les pièces techniques de manière fi nancièrement viable, la production de biodiesel pourrait représenter une avenue importante pour la région de la Mauricie et d'autres régions à l'échelle du pays », explique M. Singbeil. Il ajoute que, dans le cadre de l'initiative BELT, l'intégration à l'écosystème régional d'une raffi nerie de diesel renouvelable sera également évaluée, non seulement du point de vue de la biomasse, mais également de l'électricité, de l'utilisation d'eau et d'autres besoins en ressources.

Le diesel renouvelable est chimiquement indiff érenciable d'un produit à base de pétrole et peut être inséré sans problème dans la chaîne d'approvisionnement du consommateur, peu importe la quantité mélangée. À l'inverse, le biodiesel est produit à partir de graisses et d'huiles usées et diff ère à plus d'un point des combustibles fossiles.

Les participants à l'initiative BELT visent une production éventuelle de 210 millions de litres de carburant diesel renouvelable annuellement à La Tuque (représentant environ 5 % de la consommation totale de diesel au Québec), ce qui permettrait, selon des premiers  calculs, de réduire
de 575 000 tonnes par année les émissions de gaz à eff et de serre (CO2). Une telle installation serait également créatrice de quelque 500 emplois directs et indirects dans la région.

Source : FPInnovations

 

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