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Vendredi 20 octobre 2017

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De la forêt au client

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altPour la deuxième fois, le consortium de recherche FORAC voit son budget renouvelé

FORAC a le vent dans les voiles. Une fois de plus, le consortium de recherche De la forêt au client (FORAC) qui, depuis 12 ans, vise à améliorer la compétitivité de l'industrie québécoise des produits forestiers et la formation des étudiants, voit ses projets de recherche renouvelés. Alors qu'habituellement la collaboration entre les partenaires privés et les chercheurs universitaires cesse au bout de quelques années, FORAC dispose d'un budget de presque 5 M$ pour les 5 ans à venir. Les fonds proviennent, d'une part, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et, d'autre part, de partenaires industriels et technologiques comme Les Produits forestiers Resolu ou la Fédération québécoise des coopératives forestièr

Cet appui financier va permettre au consortium d'explorer trois axes de recherche, dont les projets s'avèrent étroitement liés les uns aux autres, pour mieux intégrer les acteurs du réseau et répondre aux besoins de l'industrie du bois et de la forêt. Le premier axe de recherche consiste à mieux comprendre les avantages du travail en réseau pour les entreprises du secteur. Le deuxième axe porte sur la transformation de la matière première. Quant au troisième, il traite de l'approvisionnement, que ce soit pour l'aménagement de la forêt ou pour l'usine.

«Nos projets visent à aider l'industrie à minimiser ses coûts, tout en maximisant la valeur des produits, souligne Luc LeBel, directeur général de FORAC. Cela ne concerne pas seulement la valeur financière, mais aussi l'utilisation responsable de la forêt, la manière dont l'industrie contribue au développement durable en utilisant les ressources naturelles.» Par exemple, certains projets de recherche s'intéressent aux méthodes pour calculer les ressources forestières avec plus d'efficacité. Les entreprises qui connaissent l'emplacement géographique des bouleaux, des sapins ou des épinettes demandés par le marché ont une longueur d'avance par rapport à leurs concurrents.

Selon Luc LeBel, les entreprises forestières travaillant dans un même secteur auraient tout intérêt à collaborer pour réduire leurs coûts de fonctionnement et tirer le plus grand profit de leur récolte ligneuse. Le directeur de FORAC cite l'exemple de quatre usines de sciage de la Côte-Nord, dont une partie des revenus provient de la vente de copeaux à un producteur de pâtes et papier de Baie-Comeau. Le producteur risquait la faillite puisque le papier produit était de qualité très moyenne. Un des éléments en cause: une matière première mal adaptée aux besoins de l'usine. Conscientes du risque de voir disparaître l'un de leurs clients, les quatre entreprises de sciage se sont concertées pour livrer un bois plus conforme à la production de papier.

Voilà le genre de collaboration entre entreprises sur lequel FORAC va concentrer ses efforts dans les années à venir. «L'ouverture de nos partenaires du secteur de la forêt, leur engagement, nous permet d'effectuer une recherche collée aux besoins du marché, souligne Sophie d'Amours, vice-rectrice à la recherche et à la création, et responsable du volet réseau pour FORAC. En ayant accès à leurs données, nous pouvons les guider dans leurs prises de décision concernant la mise sur pied de nouveaux produits et de meilleurs systèmes de production. Et ce, à un moment où les difficultés dans ce secteur industriel rendent les investissements risqués.» La chercheuse cite ainsi l'arrivée sur le marché de produits textiles tirés du bois ou la mise au point de biocarburants utilisant cette matière première. Cet axe de recherche, qui porte sur la transformation de la matière, incombe pour sa part à Jonathan Gaudreault, codirecteur de FORAC.

Le consortium entend également créer des outils de gestion de la forêt pour aider le gouvernement à prendre les bonnes décisions en matière de planification. Les chercheurs sont conscients que cette ressource naturelle joue un rôle écologique et social très important au Québec. La recherche a donc des retombées très concrètes pour les 200 communautés qui dépendent de l'industrie du bois.

Source : Le Fil, Université Laval

 

 
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