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Un matériau à redécouvrir

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Deux importants congrès coorganisés par l'Université attirent quelque 900 spécialistes en structures de bois provenant de 40 pays

Sept cents d'un côté, deux cents de l'autre. C'est le nombre de spécialistes en structures de bois provenant de 40 pays, principalement des ingénieurs et des architectes, qui ont pris part, à compter du 11 août au Centre des congrès de Québec, à 2 importants congrès internationaux tenus simultanément et conjointement pendant plus de 3 jours. Le congrès de la World Conference on Timber Engineering (WCTE) avait pour thème «La renaissance de la construction en bois». La 68e Convention internationale de la Forest Products Society (FPS) avait un thème semblable, soit «Redécouvrir le bois pour la construction». Ensemble, les 2 programmations comprenaient près de 90 sessions. Plus de 450 spécialistes ont fait des présentations orales et 200 présentations par affiches ont été réalisées.

L'Université Laval a joué un rôle de premier plan dans la tenue de ce mégaévénement scientifique. Avec deux partenaires du secteur privé, Cecobois et FPInnovations, elle a convaincu les responsables de la WCTE et de la FPS de tenir leur activité en même temps et au même endroit. Le comité organisateur conjoint était formé principalement de l'Université et de ses deux partenaires privés. Les professeurs Alexander Salenikovich et Alain Cloutier, du Département des sciences du bois et de la forêt, représentaient l'Université. Le premier était responsable du programme technique du congrès de la WCTE. Il a aussi édité le livre des résumés ainsi que les actes du congrès. Le second a agi comme coprésident du congrès de la FPS. En tout, une vingtaine de professeurs et d'étudiants de l'Université Laval ont communiqué des résultats de recherche.

Quelques autres étudiants ont aidé à la tenue du Défi cecobois, une activité à laquelle ont pris part une trentaine d'étudiants-congressistes. L'idée consistait à concevoir une construction en bois et à fabriquer une maquette à l'aide d'outils très simples. Quatre étudiants de l'Université ont fait partie des trois équipes gagnantes.

«La tenue simultanée de ces deux congrès représente un bon coup pour l'Université Laval et ses deux partenaires, affirme Alain Cloutier, directeur du Centre de recherche sur les matériaux renouvelables. Cet événement a permis de nous faire connaître et de montrer nos réalisations qui sont significatives. L'Université est très bien placée pour montrer le savoir-faire qu'elle a développé depuis quelques années.»

Une centaine de congressistes ont visité les laboratoires du pavillon Gene-H.-Kruger et ceux de FPInnovations. Une autre centaine de visiteurs ont vu le stade TELUS-Université Laval. La structure du pavillon Kruger et celle du stade sont entièrement faites de bois d'ingénierie.

Selon Alain Cloutier, on assiste dans plusieurs pays à un regain d'intérêt pour la construction de bâtiments en bois de grandes dimensions. «C'est en développement, dit-il. Il y a un siècle, au Canada et ailleurs, on construisait de tels bâtiments, mais cette approche a quelque peu disparu et on a un peu perdu le savoir-faire. Depuis quelques années, elle a repris son envol, et on voit des réalisations concrètes autour de nous, comme le stade TELUS-Université Laval.» L'exemple par excellence d'un bâtiment en bois en hauteur se trouve toutefois à Londres. Le Stadthaus atteint neuf étages de haut. Au Canada, les différents codes du bâtiment limitent la hauteur à six étages.

Une autre approche prometteuse est celle des bâtiments hybrides. Dans certains cas, selon les goûts du client, un architecte peut imaginer, par exemple, un toit en bois reposant sur une structure métallique ou en béton. «On voit de plus en plus de bâtiments hybrides, indique Alain Cloutier. On cherche à prendre avantage de chacun des matériaux.»

Selon lui, le bois est un isolant naturel qui offre une bonne résistance aux vents et aux séismes en plus d'amortir les vibrations. Et son empreinte carbone est moins importante que celles des autres matériaux. Le recours au bois pour les structures de grandes dimensions stimule, par ailleurs, l'imagination des architectes. «De telles structures en bois, souligne-t-il, permettent de concevoir des poutres aux courbes plus attrayantes, comme on l'a fait pour le stade de l'Université.»

Source : Le Fil

 
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