Accueil Nouvelles De l'industrie PaperWeek 2019 - Faire preuve de leadership pour la bioéconomie

PaperWeek 2019 - Faire preuve de leadership pour la bioéconomie

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C'est sur une note de changement et de réinvention qu'a été lancée la semaine Paperweek 2019 devant une salle bondée au Fairmont Reine Elizabeth. Si le sujet de discussion était la bioéconomie, on s'est vite aperçu que celle-ci était encore au stade de nouveau-né pour la majeure partie des compagnies papetières. En fait, le niveau de développement de la dite bioéconomie est tributaire de deux choses : la patience et le leadership.

John D. Williams, PDG de Domtar, fait figure de pionnier en la matière, avec son usine Celluforce. Non seulement l'aventure de la bioéconomie requiert du leadership, mais elle doit se plier à trois conditions : produire de la valeur pour le segment d'affaires des pâtes et papiers, elle doit contribuer à faire croître ce segment (celui de la pâte plus précisément), et déployer des capitaux tout en générant assez de retours pour les actionnaires. « La patience est de mise, a-t-il recommandé. Il faut accepter les échecs et apprendre de ces mêmes revers. »

Giovanni Iadeluca, PDG de Fortress Global, un plus petit joueur sur l'échiquier papetier, a pour sa part avancé que sa compagnie devait être active et non réactive. « Il faut créer la culture, les comportements et les enseigner aux employés pour créer une équipe de gagnants. » De plus, l'entreprise doit s'approprier le bioraffinage. Cette appropriation peut déplacer des montagnes, estime-t-il. En bout de ligne, le bioraffinage est une activité encore sous exploitée. Mais c'est clairement la voie du futur et une façon d'attirer la relève. «Le sentier choisi n'est pas facile. Il implique beaucoup de recherche et le financement est un obstacle. Mais c'est une façon d'améliorer les meilleures pratiques de l'industrie. » Fortress est impliquée dans la production commerciale d'hemicellulose, une technologie brevetée, en collaboration avec Mondelez Corporation. Le projet bénéficie d'un investissement gouvernemental de 27 M$.



Maxime Cossette, VP chez Kruger, ne considère pas la bioéconomie comme une fin en soi. Il se demande plutôt « comment fermer la boucle et incorporer cette bioéconomie. » Kruger a investi 500M$ entre 2015 et 2018 dont 35 M$ dans des projets d'efficacité énergétique au niveau de toutes les usines. « Un réel effort d'équipe » ajoute-t-il.

M. Cossette a brièvement abordé le sujet de l'usine FiloCell, un additif multi-fonctions, à raison de 6000 tonnes/année. Cet additif est biodégradable, réutilisable, sans agent chimique, produit selon un procédé mécanique à 100% de rendement. « une des façons d'aborder le sujet des changements climatiques est d'améliorer nos actifs et de maximiser les économies d'échelle. » Le Programme vert de création de valeur, lancé en 2017, a contribué à réduire nos émissions de CO2 d'au moins 20%. « Et ce n'est que le début ... » s'empresse d'ajouter M. Cossette.


Ce dernier se montre prudent lorsqu'il s'agit de R&D et de bioéconomie. « Je préfère évoluer dans une industrie mûe par le marché que par la recherche. Si recherche il y a, celle-ci doit être appliquée et générer des retours tangibles à court terme, » conclut-il.

La journée de mardi, première de trois jours de présentations techniques, a par ailleurs été ponctuée d'un lunch causerie sur le rôle de leadership des femmes dans l'industrie. La semaine Paperweek se déroule simultanément avec Biofor International, faisant ainsi une place de choix à la bioéconomie et à son irrésistible ascension.


 



 

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