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Gouvernements : partenaires de l’industrie

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Avec l'arrivée de nouveaux programmes de lutte aux changements climatiques, il n'y a jamais eu autant d'initiatives gouvernementales pour soutenir la transformation de l'industrie des pâtes et papiers. Mais est-ce que ces programmes atteignent leur cible ?

« À la suite du Forum innovation bois, nous avons lancé 40 programmes différents pour soutenir l'industrie, a soutenu Luc Blanchette, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs du gouvernement du Québec lors du déjeuner d'ouverture de PaperWeek Canada 2018. Les programmes ont été tellement populaires qu'on a manqué d'argent, ce qui veut dire qu'ils étaient efficients. »


Luc Blanchette, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs du gouvernement du Québec

À travers différents postes budgétaires, le gouvernement cherche à aider l'industrie des pâtes et papier à se renouveler et à assurer sa pérennité en misant sur l'innovation, a ajouté ce dernier. Pour y arriver, il faut miser sur la capacité des produits forestiers à stocker le carbone pour lutter contre les changements climatiques.

« Ce n'est pas un hasard si la bioénergie joue un rôle clé dans la politique énergétique du Québec, a souligné le ministre. D'ici 2030, on veut augmenter la production de bioénergie de 50 %. »


Johanne Gélinas, PDG, Transition énergétique Québec (TEQ)

Pour remplir les objectifs de la politique énergétique de la province, Québec a créé une nouvelle société d'État : Transition énergétique Québec (TEQ) pilotée par Johanne Gélinas. « TEQ doit devenir votre ami », dit-elle. La raison : c'est désormais TEQ qui gère trois programmes clés en lien avec l'efficacité et la conversion énergétiques, tels que Technoclimat, Écoperformance et le programme de biomasse forestière résiduelle.

Pour inciter les industriels à présenter des projets, Johanne Gélinas a cité en exemple des réussites marquantes de ces programmes comme le financement de la première bioraffinerie au Québec, Bioénergie AE Côte-Nord, financé par Technoclimat à la hauteur de 3 M$. Le programme Écoperformance a pour sa part bénéficié à Tembec (3,5 M$) et à Norampac (5 M$) pour des projets d'efficacité énergétique. Produits forestiers Petit-Paris a pour sa part obtenu une aide de 1,7 M$ pour remplacer le mazout par la biomasse forestière grâce au programme de biomasse forestière résiduelle.

« Le gouvernement veut réduire la consommation de produits pétroliers de 40 % d'ici 2030 et la bioénergie fait partie des solutions », a remarqué la PDG de TEQ. Créé le 1er avril 2017, TEQ devrait également dévoiler son plan stratégique sur la transition énergétique de la province vers la fin du mois de mars.


William Amos, député de Pontiac

Pour William Amos, député de Pontiac pour le gouvernement fédéral, il était important de souligner que le gouvernement continuera d'aider l'industrie, particulièrement en cette période de conflits commerciaux. « Les mesures imposées par les Américains sont injustifiées et illégales », a-t-il dit.

La collaboration entre les différents paliers de gouvernement est aussi un facteur de réussite qui permet de propulser l'innovation, assure le député. « La collaboration entre le gouvernement fédéral et les provinces a entre autres permis de mettre sur pied le Cadre de la bioéconomie forestière pour le Canada », a-t-il ajouté.

Pour Luc Blanchette, la société change et elle souhaite que le gouvernement mette en place des mesures importantes pour la lutte aux changements climatiques. Le forestier en chef a par ailleurs proposé d'intensifier la production de bois de 50 % pour lutter contre les changements climatiques tout en répondant aux besoins de l'industrie forestière, a-t-il mentionné.

N'empêche que tous les acteurs ont encore beaucoup de travail à faire pour que le message d'innovation et de lutte aux changements climatiques ne se rende pas toujours jusqu'à la population. « L'industrie des pâtes et papiers a toujours été conservatrice en ne parlant pas beaucoup de ses histoires de succès, ajoute Mme Gélinas. À long terme, je ne crois pas que ce soit payant. La population voit plus le côté obscur au lieu de son côté lumineux. Vous devez mieux vous positionner pour démontrer que vous êtes des leaders de l'innovation. »

Selon Daniel Archambault, vice-président exécutif chez Kruger et modérateur du panel de discussion, le soutien du gouvernement est essentiel à la réussite de la transformation de l'industrie. « Nous sommes privilégiés d'avoir le soutien de tous les paliers de gouvernement pour aider l'industrie », a-t-il conclu.


Daniel Archambault, vice-président exécutif chez Kruger


 

 
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