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Questions fréquemment posées par les directeurs d'usine

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Michel Ruel répond aux questions les plus fréquemment posées par les directeurs d'usine.

Question 1
Un ingénieur affirme que dans une certaine section de l'usine, il est normal d'avoir des oscillations; est-ce sensé ?
Réponse simple : Non, absolument pas!
Réponse détaillée : Cela peut être dû à un programme mal conçu, un équipement défectueux ou de mauvais réglages. Une fois toutes les boucles en mode manuel, l'oscillation devrait disparaître; il faut alors diagnostiquer le problème.

Question 2
Nous devons améliorer la performance dans un secteur et l'un de nos ingénieurs insiste pour un contrôle à modèle prédictif (MPC, Model Predictive Control); est-ce la meilleure approche ?

Réponse simple : Impossible à déterminer.
Réponse détaillée : Avant de choisir la meilleure approche, un audit est nécessaire pour valider le bon fonctionnement des équipements et des contrôles. Le résultat de l'audit comprendra entre autres un plan d'action, incluant les besoins en contrôle avancé et l'approche la plus appropriée.

Question 3
Nous avons approuvé un projet pour régler ("tune") les boucles d'un secteur; quel sera l'effort à déployer ?

Réponse simple : De quelques jours à quelques semaines.
Réponse détaillée : Le réglage est relativement aisé; il arrive que l'on puisse faire plus de 50 boucles en une journée. Cependant, ce n'est pas nécessairement la bonne démarche à entreprendre. En utilisant des outils modernes, les boucles sans problèmes d'équipements et sans problèmes de design sont réglées aisément; quant aux autres boucles cependant, il faut tester et diagnostiquer les équipements, les stratégies de contrôle, les configurations et le procédé. Typiquement, nous estimons à 40, le nombre de boucles par semaine et par personne, qui seront diagnostiquées et réglées.

Question 4
Quel est le pourcentage de boucles qui devraient être en mode automatique (ou cascade) ?

Réponse simple : 100 %
Réponse détaillée : Il est possible que des boucles soient temporairement en mode manuel, mais sur une plus longue période, le pourcentage devrait être supérieur à 95 %. Nous préférons mesurer le temps (%) durant lequel la boucle est en service, soit : si la boucle est dans le bon mode ET non saturée (à l'intérieur des plages d'opération) ET si le procédé est actif.

Question 5
Quel est le pourcentage de boucles qui devraient être stables ?

Réponse simple : 100 %
Réponse détaillée : Une boucle est stable lorsqu'elle ne présente pas d'oscillations ni de problème de collage relativement à la valve. Par contre, dans le cas exceptionnel où une boucle de niveau sert de tampon, il est recommandé de laisser fluctuer le niveau pour absorber la variabilité.

Question 6
Combien d'alarmes un opérateur peut-il gérer en opération normale ?

Réponse simple : 6 à 12 alarmes par heure.
Réponse détaillée : La norme ISA 18.2 explique ces chiffres. Nous avons des méthodes et des outils pour déterminer l'état actuel puis réduire le nombre d'alarmes nuisibles, qui basculent continuellement d'un état à l'autre, ainsi que les alarmes inutiles.

Question 7
Combien de temps est nécessaire pour former des techniciens et des ingénieurs en ce qui a trait au réglage des boucles, au diagnostic des problèmes et à l'optimisation des stratégies de contrôle ?

Réponse simple : 3 à 5 jours.
Réponse détaillée : Nous recommandons un atelier de 3 jours où les participants seront exposés à des problèmes typiques : ME-200-3. Après ces 3 jours, nous suggérons 2 jours d'exercices pratiques où des problèmes réels sont diagnostiqués et réglés.

Question 8
Nos opérateurs reçoivent trop d'alarmes; que suggérez-vous ?

Réponse simple : Un projet de rationalisation.
Réponse détaillée : Voir la chronique sur la gestion des alarmes.

Question 9
En rationalisation d'alarmes, quel est le pourcentage d'alarmes nuisibles et inutiles qui seront éliminées ?

Réponse simple : Plus de 50 %.
Réponse détaillée : Typiquement, c'est plus de 50 %.


 







*Michel Ruel ing. a plus de 35 années d'expérience comme consultant, formateur et auteur de plusieurs livres, publications et logiciels scientifiques se rapportant à l'instrumentation et au contrôle de procédé. Il a aussi enseigné dans plusieurs collèges et universités. Président et fondateur de Top Control Inc., il a œuvré dans plusieurs pays et est un conférencier régulier de plusieurs associations.

M. Ruel est membre de plusieurs sociétés :

  • OIQ (Ordre des Ingénieurs du Québec)
  • EO ("Professional Engineers of Ontario")
  • SA, membre Fellow ("International Society for Automation");
  • Dir Management Division
  • Member of ISA 2009 Committee
  • I.E.E.E. ("Institute of Electrical and Electronic Engineers")
  • TAPPI ("Technical Association for Pulp and Paper Industry ")
  • PAPTAC ("Pulp and Paper Technical Association of Canada), Vice-président, Division Contrôle de procédés
  • Vice Chairman Process Control Division

 

 
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