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Comment se porte votre formation?

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Notre chronique commence à générer de l'intérêt et des réactions... C'est positif !!
Dans mon article précédent, je mentionnais que la sur-utilisation d'hydrosulfite peut parfois provoquer une baisse de l'opacité. J'aurais plutôt dû dire que c'est le fait d'obtenir une brillance élevée qui peut provoquer cette baisse d'opacité, que ce soit avec de l'hydro ou avec d'autres agents de blanchiment. Ce phénomène est plus apparent chez les grades à bas grammage...
Dans la présente chronique, nous discutons de moyens pour obtenir une formation optimale du papier...

Dans leur quête incessante pour obtenir un papier aux propriétés idéales, les papetiers sont toujours à l'affût de moyens pour, entre autres, obtenir une feuille de papier uniforme, homogène. De la même façon, on tend à introduire dans le papier de plus en plus de pigments de charge afin de réduire les coûts par rapport à la fibre et/ou pour aller chercher d'autres propriétés pour notre papier (brillance, opacité, coefficient de friction, etc.). Il faut donc retenir ces pigments de charge.

On assiste également à la même quête pour une meilleure formation lorsqu'on a tendance à produire des grades de papiers à grammage de plus en plus bas...Mais comment on fait lorsqu'on utilise un système de rétention conventionnel (floculant ou floculant-coagulant) pour aller chercher la rétention voulue, sans pour autant sacrifier la formation du papier qui peut être provoquée par la sur-floculation ? On peut bien sûr jouer avec les points d'addition de nos composantes du système de rétention en ajoutant, par exemple, le floculant de façon partielle ou en totalité avant les tamis pour briser les flocs trop gros. Mais on y perd ainsi un peu en efficacité de rétention. On peut alors se tourner vers les systèmes à micro (ou nano) particules. En effet, ces systèmes ont la particularité de permettre la formation de flocs qui sont ensuite brisés mécaniquement dans un élément du système d'approche de la machine à papier, pour être ensuite agglomérés de façon organisée dans un réseau de micro-flocs, d'où une formation supérieure.

Ces technologies existent depuis plusieurs années, voire des décennies. Elles ont été et sont encore utilisées avec succès, particulièrement dans le monde des papiers fins doit composer depuis des lunes avec l'ajout de pigments de charge. C'est là qu'on a vu apparaître les systèmes utilisant un floculant (polyacrylamide (PAM) et/ou amidon cationique à haut poids moléculaire) et une microparticule (bentonite, silice colloïdale, micro-polymère). On voit même dans le marché des systèmes à trois composantes ajoutant un coagulant (pour neutraliser les déchets anioniques). On introduit, par exemple, le floculant avant les tamis (pompe de mélange) pour la formation de flocs, qui passent ensuite dans les tamis pour se faire briser en plus petits flocs. On reconnecte ensuite les petits flocs avec l'utilisation de la microparticule qui s'introduit entre les flocs pour les réunir et les densifier, ce qui contribue à améliorer le drainage. (Je vous fais grâce des mécanismes impliqués, votre fournisseur d'agent de rétention se fera un plaisir d'en dévoiler les croustillants détails...).

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Avec la tendance à la spécialisation des grades de papiers à base de pâtes mécaniques, on assiste aujourd'hui à l'introduction de pigments de charge (glaises naturelles ou synthétiques et même carbonate de calcium) dans ces grades (voir articles précédents). Nonobstant ce phénomène, on voit également apparaître des grades aux grammages de plus en plus bas. Autrefois, mis à part les bentonites, on voyait peu de microparticules utilisées dans ces grades. La technologie ayant évolué, on retrouve désormais sur le marché une panoplie de microparticules qui sont formulées pour fonctionner tant en milieu acide que neutre ou alcalin. Ils permettent aux producteurs de papiers à base de fibres mécaniques et recyclées de faire usage de ces technologies pour bien retenir leurs pigments de charge, tout en assurant à leur feuille une excellente formation... Les outils sont donc là ... À vous d'en profiter en consultant vos fournisseurs préférés ! Bonne optimisation !


Gilles-Beaulieu
Collaboration spéciale de Gilles Beaulieu, Directeur technique,
chimie de la partie humide, Pâtes et papiers, chez Quadra Chimie, Québec, QC.

 Nous réitérons notre appel à tous : sachez qu’ici notre objectif demeure le même : aider les papetiers à améliorer la qualité de leur produits ou bien à en réduire les coûts de fabrication. Alors, fournisseurs, gens de la R&D et consultants, faites-nous part de vos idées… et papetiers, faites-nous part de vos défis !!

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