De zéro déchet à la carboneutralité, les forêts canadiennes sont essentielles pour un avenir plus propre et plus vert

Source : APFC

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Les forêts aménagées de manière durable du Canada et les produits du bois qui stockent le carbone qu’on en tire sont essentiels pour appuyer la transition du pays vers une économie carboneutre d’ici 2050 – permettant en même temps d’atteindre des cibles de conservation et de créer des emplois verts de qualité pour demain.

Le secteur forestier canadien a déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de près de 70 pour cent depuis le début des années 1990. Aujourd’hui, il s’est engagé à retirer 30 mégatonnes de dioxyde de carbone de l’atmosphère chaque année d’ici 2030, l’équivalent d’éliminer neuf millions de voitures de la circulation. C’est plus de 10 pour cent de la cible du Canada en matière d’atténuation des changements climatiques, ce qui montre que les forêts canadiennes sont un élément essentiel du coffre à outils du pays dans son action pour le climat.

« Le secteur forestier canadien participe à un avenir carboneutre », explique Derek Nighbor, président et chef de la direction de l’Association des produits forestiers du Canada. « Notre secteur se concentre sur quatre activités : réduire ses émissions, s’assurer du potentiel de stockage de carbone de nos forêts, favoriser une économie verte et fournir des versions écoresponsables des produits que les Canadiens utilisent quotidiennement. » Selon M. Nighbor, nos pratiques d’aménagement forestier durable favorisent la santé des forêts, la réduction des émissions de carbone, des emplois stables partout au pays et une économie plus propre et plus verte, tout cela grâce à un secteur profondément enraciné au Canada qui se fonde sur une base scientifique de haut niveau.

Quand les forêts poussent, les arbres absorbent et stockent du carbone. Lorsque ces arbres vieillissent, ils deviennent plus vulnérables aux perturbations comme le feu, les insectes, les sécheresses et les tempêtes, ce qui entraîne un rejet du carbone dans l’atmosphère. Bien que de telles perturbations naturelles soient normales, elles deviennent plus fréquentes et plus graves en raison des changements climatiques, ce qui augmente considérablement les quantités de dioxyde de carbone et d’autres GES et transforme les forêts qui étaient des atouts pour le climat en éléments nuisibles à cet égard.  

« Par une récolte et une régénération soigneusement planifiées selon des pratiques reconnues mondialement, l’aménagement forestier durable minimise ces perturbations et permet de renouveler les forêts canadiennes tous les 100 ans environ. On s’assure ainsi qu’elles conservent leur potentiel de stockage de carbone tout en respectant la faune et la biodiversité qui contribueront à maintenir les forêts en forêts à perpétuité », ajoute M. Nighbor.

Le Canada conserve plus de 90 pour cent de son couvert forestier d’origine, récolte moins d’un pour cent des forêts exploitables chaque année et plante entre 400 et 600 millions de semis annuellement. Il est aussi reconnu comme un chef de file mondial de l’aménagement durable de la ressource la plus renouvelable de la planète, aménageant 36 pour cent des forêts certifiées dans le monde, soit plus de deux fois la superficie certifiée dans tout autre pays. Cette vérification indépendante est une assurance supplémentaire de pratiques forestières responsables, dans un pays où les cadres réglementaires provinciaux et fédéraux sont déjà parmi les plus stricts et les mieux appliqués au monde.

Lorsqu’une forêt aménagée atteint sa maturité, elle est récoltée et le bois sert à fabriquer une variété de produits écoresponsables qui stockent le carbone pendant de nombreuses années. L’industrie cherche à réduire ses déchets à zéro, utilisant presque toutes les parties des arbres récoltés : elle transforme une seule bille en de multiples produits, comme du bois pour la construction, utilise la fibre ligneuse pour créer des filtres à eau, des masques médicaux ou des produits papetiers plus écologiques et convertit les copeaux, la sciure et l’écorce restants, des matières qui pourraient autrement être considérées comme des « déchets », en biocombustibles qui contribuent à réduire la dépendance du Canada et du secteur envers les combustibles fossiles. Aujourd’hui, près de 60 pour cent de l’industrie forestière canadienne est alimentée à la bioénergie, et ce chiffre est en croissance.

Le secteur forestier est aussi l’un des plus grands employeurs au pays. Il donne directement du travail à 230 000 Canadiens dans 600 localités, générant un chiffre d’affaires annuel de 80 milliards de dollars. Les quelque 1400 entreprises forestières autochtones du secteur emploient entre 10 et 30 personnes chacune et plusieurs ont des revenus supérieurs à un million de dollars par année. L’industrie reconnaît l’importance de créer des relations à long terme avec les peuples autochtones et la nécessité d’accélérer le rythme de la réconciliation économique.

Avec le nouvel usage de la technologie et les nouvelles approches du secteur, ainsi que des programmes comme #UnePlacePourToi, Women in Wood (Femmes en foresterie), La main-d’œuvre la plus verte, le programme d’emploi pour les jeunes OYEP et La foresterie en croissance libre, le secteur forestier offre plus de possibilités que jamais aux jeunes Canadiens, aux nouveaux Canadiens et aux peuples autochtones pour façonner l’avenir plus vert qu’ils méritent.

« Par l’innovation, des pratiques durables de haut calibre et une approche zéro déchet, nous travaillons avec la nature pour accroître la quantité de carbone captée par les forêts afin de bâtir des collectivités plus durables, de réduire notre dépendance envers les combustibles fossiles, de réinventer les produits que nous utilisons chaque jour et de créer plus d’emplois verts pour les familles de la prochaine génération de Canadiens », conclut M. Nighbor. « Notre secteur est déterminé à créer aujourd’hui la foresterie de demain. »

Pour en savoir plus sur La foresterie pour l’avenir, visitez www.laforesteriepourlavenir.ca.


À propos de l'APFC

L’APFC offre une voix, au Canada et à l’étranger, aux producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie des produits forestiers, dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 80 milliards de dollars, a des activités dans plus de 600 collectivités. Elle procure 230 000 emplois directs et plus de 600 000 emplois indirects d’un océan à l’autre, ce qui en fait l’un des principaux employeurs au pays.


Source : APFC