Rapport de la Commission indépendante sur les caribous forestiers et montagnards - Le CIFQ invite le prochain gouvernement à trouver l'équilibre entre le social, l'économie et l'écologie

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QUÉBEC, le 23 août 2022 - Le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) prend acte du rapport déposé par la commission indépendante sur les caribous forestiers et montagnards et convient, tout comme la Commission, qu'il y a urgence d'agir.

Il constate cependant que la Commission n'a livré que partiellement son mandat qui était de « trouver un équilibre réaliste et défendable pour concilier l'objectif de protection du caribou et les intérêts économiques en jeu. »

Le CIFQ ne croit pas que de parler des impacts socio-économiques viennen polariser les opinions. Au contraire, « il est essentiel de rappeler que la notion de développement durable est basée sur trois piliers qui sont l'aspect social, l'aspect économique et l'aspect environnemental », rappelle Jean-François Samray, PDG du CIFQ. Omettre de traiter de l'un ou l'autre de ces aspects ne fait que rendre plus difficile la mise en place de solutions pérennes et ne permet pas la recherche d'un équilibre réaliste et défendable.

Le CIFQ est donc excessivement inquiet que le rapport de la Commission soit silencieux sur les impacts que ses recommandations auront sur l'activité économique de plusieurs régions, sur la qualité de vie de communautés entières et qu'il ne comporte aucune recommandation concernant la mise en œuvre d'aires d'intensification de la production ligneuse. Le CIFQ a clairement identifié cette piste de solution dans son mémoire et fait valoir « qu'une foresterie plus dynamique permettra de créer des aires de récolte et de production de produits dérivés du bois, tout en préservant des zones importantes pour l'habitat du caribou, pour la création d'aires protégées et pour la pratique d'activités récréotouristiques ». L'industrie ne cesse de répéter qu'elle a besoin de mètres cubes, pas de kilomètres carrés, pour répondre aux besoins de la population et participer à la lutte contre les changements climatiques.

Rappelons que le secteur forestier est dans l'ADN de plusieurs villes et villages du Québec. « Pour sauver le caribou forestier, il faut se garder de fragiliser un pan entier de l'économie et les 7 milliards de dollars qu'il rapporte à l'État ou encore les emplois structurants et bien rémunérés qu'il supporte dans toutes les régions du Québec (le salaire moyen y était de 68 000 $ en 2021). Un grand chantier de cocréation en développement durable devra se tenir au cours de l'année à venir et le CIFQ et ses membres entendent bien y participer », a indiqué monsieur Samray. D'ailleurs, le CIFQ comprend mal comment l'accélération des travaux de fermeture de chemins forestiers et leur renaturalisation parviendra, par la création d'emplois saisonniers, à compenser les pertes d'emplois permanents et la destruction de la structure industrielle qui découlent inévitablement de la réduction des activités forestières.

En conclusion, le CIFQ invite le prochain gouvernement à établir, dans les régions touchées par la problématique, une vaste discussion sur les manières de concilier les besoins des communautés, l'activité économique et l'importance du bois pour la lutte aux changements climatiques.

« C'est une discussion essentielle à laquelle l'industrie, nos travailleuses et travailleurs et nos partenaires sont prêts à participer très activement. », a conclu Jean-François Samray.


À propos du Conseil de l'industrie forestière du Québec

Principal porte-parole de l'industrie forestière du Québec, le CIFQ représente les intérêts des entreprises de sciage résineux et feuillus, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons, panneaux et fabricants de bois d'ingénierie. Par son expertise et celle de ses partenaires, le CIFQ oriente et soutient ses membres dans les enjeux concernant notamment la foresterie et l'approvisionnement, l'environnement et l'énergie, la reconnaissance de la qualité des produits, les ressources humaines, la santé et la sécurité du travail, la veille légale, économique, réglementaire et de développement des marchés. Œuvrant auprès des instances gouvernementales, des autres acteurs du secteur forestier et du grand public, il met en valeur la contribution de ses membres au développement socio-économique, à l'utilisation responsable des ressources naturelles, à l'aménagement durable des forêts et à la qualité écologique des produits.


Source : Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ)