Résolu annonce ses résultats financiers provisoires pour le premier trimestre de 2021

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  • Bénéfice net selon les PCGR de 87 M$, soit 1,06 $ par action, après dilution, pour le premier trimestre
  • BAIIA ajusté de 221 M$
  • Dette nette de 449 M$ et liquidités de 653 M$ à la fin du trimestre
  • Rachat de 1,7 million d'actions (2 %) au premier trimestre et de 8,7 millions d'actions (10 %) au cours des 12 derniers mois
  • Mesures d'allègement des régimes de retraite récemment mises en œuvre aux États-Unis, qui devraient bonifier les flux de trésorerie disponibles de quelque 30 M$ par année
  • Cible visant une réduction de 30 % des émissions de GES par rapport aux niveaux de 2015 d'ici 2025

MONTRÉAL, le 29 avril 2021 - Produits forestiers Résolu Inc. (NYSE: RFP) (TSX: RFP) a annoncé aujourd'hui un bénéfice net de 87 M$, soit 1,06 $ par action, après dilution, pour le trimestre clos le 31 mars, contre une perte nette de 1 M$, soit 0,01 $ par action, pour la période correspondante de 2020. Les ventes du trimestre ont atteint 873 M$, en hausse de 184 M$ par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent. Avant les éléments hors gestion courante, la Société a enregistré un bénéfice net de 119 M$, soit 1,45 $ par action, après dilution, contre une perte nette de 29 M$, soit 0,33 $ par action, pour le premier trimestre de 2020.

« Il s'agit d'un excellent trimestre pour notre secteur Produits du bois, solide et en pleine croissance, car l'envolée du marché du bois d'œuvre s'est poursuivie, a déclaré Rémi G. Lalonde, président et chef de la direction. L'intensification des activités de nos scieries El Dorado (Arkansas) et Ignace (Ontario) va bon train, ces deux établissements fonctionnant désormais sur deux quarts de travail, ce qui permet d'accroître la production sur les marchés favorables. Notre bilan s'est renforcé, et nos activités sont devenues plus concurrentielles ce trimestre grâce au refinancement et au remboursement opportuns de nos billets de premier rang, à l'actualisation de notre facilité de crédit garantie de premier rang et à l'amélioration d'environ 30 M$ des flux de trésorerie disponibles annuels une fois que les directives d'application des mesures d'allègement des régimes de retraite seront entrées en vigueur aux États-Unis. Ces mesures soutiendront nos progrès pendant que nous continuons d'accélérer notre évolution de manière à générer de la valeur à long terme pour les actionnaires et à stimuler une activité économique durable dans les collectivités où nous exerçons des activités. »  

Au premier trimestre, Résolu a annoncé qu'elle comptait réduire de 30 % ses émissions absolues de gaz à effet de serre (ou « GES ») (niveaux 1 et 2) par rapport aux niveaux de 2015 d'ici 2025. Cette nouvelle cible s'appuie sur la réduction de 83 % des émissions absolues de GES de la Société par rapport aux niveaux de 2000, les deux tiers de cette réduction reflétant la diminution de l'intensité des émissions. 

La définition des mesures financières non conformes aux PCGR, notamment les ajustements liés aux éléments hors gestion courante et le BAIIA ajusté, ainsi que leur rapprochement avec les mesures financières conformes aux PCGR sont présentés ci-dessous.

Variation du résultat d'exploitation trimestriel par rapport à celui de la période précédente

Résultats consolidés

La Société a dégagé un bénéfice d'exploitation de 177 M$, contre 4 M$ pour le quatrième trimestre. L'amélioration reflète l'accroissement des prix de vente dans tous les secteurs (148 M$), compensé en partie par la baisse de l'ensemble des volumes expédiés (23 M$) et par la hausse de la charge de rémunération à base d'actions et de rémunération variable (7 M$). La Société a également engagé une charge de 12 M$ liée à un programme d'amélioration des processus en vue d'accroître la performance financière de l'installation de Calhoun (Tennessee). Les résultats d'exploitation du quatrième trimestre avaient été défavorisés par des charges hors trésorerie liées à la fermeture temporaire des usines de papier journal de Baie-Comeau et d'Amos (Québec) (80 M$), neutralisées en partie par un crédit de 10 M$ obtenu en vertu du programme de Subvention salariale d'urgence du Canada (ou la « SSUC »). Le crédit au titre de la SSUC était fondé sur l'effondrement des produits tirés des secteurs de la pâte et du papier de la Société en raison de la pandémie.

Variation du résultat d'exploitation sectoriel

Produits du bois

Le secteur Produits du bois a dégagé un bénéfice d'exploitation de 221 M$ pour le trimestre, en hausse de 93 M$ par rapport au quatrième trimestre, du fait d'une augmentation du prix de vente moyen de 266 $ par millier de pieds mesure de planche (ou « pmp »), soit 44 %, traduisant la vigueur de la demande de bois d'œuvre. Les volumes expédiés ont toutefois reculé de 50 millions de pmp à cause d'une pénurie saisonnière de wagons et de camions, entraînant une hausse de 46 millions de pmp des stocks de produits finis, qui se sont établis à 143 millions de pmp. Le coût d'exploitation unitaire (ou le « coût livré ») a augmenté de 49 $ par millier de pmp, soit 13 %, reflétant l'accroissement de la charge de rémunération variable, la hausse du coût de la fibre et les crédits reçus en vertu de la SSUC au trimestre précédent. Le BAIIA sectoriel s'est amélioré de 93 M$, s'établissant à 232 M$.

Pâte commerciale

Le secteur Pâte commerciale a dégagé un bénéfice d'exploitation de 4 M$, soit une amélioration de 8 M$ en regard du trimestre précédent. Le prix de vente moyen s'est accru de 51 M$ par tonne métrique, soit 9 %, des gains ayant été enregistrés dans toutes les catégories de fibre vierge. Le coût livré a augmenté de 22 $ par tonne métrique, soit 4 %, ce qui s'explique en grande partie par la hausse des coûts de l'énergie et du transport attribuable aux conditions météorologiques. Les volumes expédiés ont diminué de 12 000 tonnes métriques, mais les stocks de produits finis ont aussi fléchi de 7 000 tonnes métriques. Le BAIIA sectoriel s'est amélioré de 8 M$ pour s'établir à 10 M$.

Papier tissu

Le secteur Papier tissu a enregistré une perte d'exploitation de 2 M$ pour le trimestre, contre une perte d'exploitation de 3 M$ pour le quatrième trimestre. Les résultats tiennent compte de coûts de 1 M$ liés à l'accroissement des activités de l'installation de transformation récemment acquise à Hagerstown (Maryland). Le prix de vente moyen a augmenté de 21 $ par tonne courte, soit 1 %, et le coût livré a baissé de 28 $ par tonne courte, soit 1 %. Les volumes expédiés ont augmenté de 1 000 tonnes courtes, et les stocks de produits finis se sont accrus de 2 000 tonnes courtes pour atteindre 8 000 tonnes courtes. Le BAIIA sectoriel s'est établi à 3 M$, en hausse de 1 M$.

Papier

Le secteur Papier de la Société a enregistré une perte d'exploitation de 24 M$ pour le trimestre, ce qui représente une détérioration de 5 M$ par rapport au trimestre précédent. Le prix de vente moyen a augmenté de 13 $ par tonne métrique, soit 2 %, mais les volumes expédiés ont reculé de 16 000 tonnes métriques par rapport au quatrième trimestre, au cours duquel ils étaient élevés en raison de facteurs saisonniers. Le coût livré a augmenté de 31 $ par tonne métrique, soit 5 %, en raison de la hausse des coûts de l'énergie et du transport, et aussi parce que des crédits avaient été reçus au quatrième trimestre en vertu de la SSUC. En conséquence, le BAIIA a fléchi de 8 M$ pour s'établir à un montant négatif de 9 M$. Les stocks de produits finis ont diminué de 9 000 tonnes métriques, totalisant 87 000 tonnes métriques.

Au cours du trimestre, la Société a annoncé la fermeture pour une durée indéterminée de ses usines de papier journal de Baie-Comeau et d'Amos, qui étaient fermées temporairement depuis le printemps 2020 en raison des conditions du marché et de l'incidence de la pandémie.

Variation du résultat d'exploitation consolidé du trimestre par rapport à celui de la période correspondante de l'exercice précédent

La Société a dégagé un bénéfice d'exploitation de 177 M$ pour le premier trimestre, contre une perte d'exploitation de 8 M$ pour le premier trimestre de 2020. L'amélioration reflète le raffermissement des conditions de marché dans le secteur des produits du bois (242 M$), neutralisé en partie par les facteurs suivants : une hausse des coûts de fabrication (36 M$) attribuable à l'augmentation du coût du bois et à une charge liée au projet d'amélioration des processus; un recul des volumes expédiés dans les secteurs de la pâte et du papier (11 M$); et l'accroissement de la charge de rémunération à base d'actions et de rémunération variable pour le trimestre (14 M$). Le BAIIA ajusté du premier trimestre s'est établi à 221 M$, en hausse de 189 M$ par rapport à celui du premier trimestre de 2020. 

Trésorerie et liquidités

La Société a généré des entrées de trésorerie liées à ses activités d'exploitation de 74 M$ pour le trimestre, compte tenu d'une hausse des stocks de matières premières du fait de l'accumulation saisonnière des stocks de billes à l'approche de la période du dégel printanier et d'un investissement net de 14 M$ dans des immobilisations corporelles. La Société a enregistré une charge de 37 M$ au titre de pertes à l'égard de contrats sur le bois d'œuvre, y compris des pertes réalisées de 23 M$ pour le trimestre. Elle a également affecté un montant de 75 M$ à la réduction supplémentaire de la dette inscrite à son bilan au moyen d'une transaction de refinancement et utilisé un montant de 17 M$ pour racheter 1,7 million d'actions au cours du trimestre, soit 2 % des actions en circulation, et une somme de 47 M$ pour racheter 8,7 millions d'actions au cours des 12 derniers mois, soit 10 % des actions en circulation. 

Au cours du trimestre, la Société a conclu un placement privé portant sur 300 M$ de billets de premier rang non assortis d'une sûreté, à un taux de coupon de 4,875 %, venant à échéance en 2026, émis à 100 % de la valeur nominale. La Société a affecté le produit ainsi qu'une somme provenant de la trésorerie au rachat, à la valeur nominale, de la totalité du solde du capital restant de 375 M$ sur les billets de premier rang à 5,875 % venant à échéance en 2023.

À la fin du trimestre, les liquidités s'établissaient à 653 M$, et le ratio d'endettement avait diminué pour correspondre à un ratio dette nette/BAIIA ajusté des douze derniers mois égal à 0,9:1.

À la fin du trimestre, la Société avait inscrit à son bilan des dépôts pour droits sur le bois d'œuvre résineux d'un montant cumulatif de 275 M$, y compris un montant de 32 M$ versé au cours du trimestre.

La loi récemment promulguée intitulée American Rescue Plan Act of 2021 comprend des dispositions qui permettent de lisser les taux d'intérêt des déficits de capitalisation des régimes de retraite afin de réduire au minimum l'incidence de la baisse des taux d'intérêt sur le passif. Les nouvelles règles portent également de 7 ans à 15 ans la période d'amortissement des déficits de capitalisation. Les directives de mise en œuvre devraient être publiées plus tard cette année, mais la Société prévoit que l'incidence nette de ces dispositions correspondra à un allègement des cotisations aux régimes de retraite américains d'environ 30 M$ par an pendant au moins les trois prochaines années.

Après la fin du trimestre, la Société a modifié sa facilité de crédit garantie de premier rang de 360 M$ de manière à la remplacer selon des modalités relativement semblables. La modification permet le remboursement des emprunts à terme antérieurs à la modification de 180 M$ en effectuant un prélèvement sur la facilité renouvelable et en utilisant l'encaisse disponible, reporte la date d'échéance de la facilité renouvelable pour la faire passer de 2025 à 2027, procède à une réduction de l'écart de crédit de la facilité d'emprunt à terme d'au plus 10 points de base et rétablit intégralement la facilité d'emprunt à terme de 180 M$, avec des échéances allant jusqu'à dix ans, assortie d'une période de report du prélèvement allant jusqu'à trois ans.

Perspectives

« Nous voyons des indicateurs fondamentaux encourageants qui favoriseront notre croissance dans le secteur des produits du bois, du fait de la tendance à la hausse des mises en chantier aux États-Unis, de la vigueur des activités de réparation et de rénovation et de notre carnet de commandes bien garni. Dans le secteur Papier tissu, nous anticipons des pressions sur les prix et le volume au deuxième trimestre. À la lumière de la hausse des prix réalisés au premier trimestre, nous sommes optimistes en estimant qu'à court terme, nous constaterons une amélioration de la performance de nos secteurs de la pâte et du papier, pendant que nous continuons à nous remettre des effets économiques difficiles de la pandémie », a poursuivi M. Lalonde.

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Source : Produits forestiers Résolu

 

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