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''Fillers'' - La version 1958 de Twitter

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Que ce soit le poétique « le papier est le véhicule de la pensée » ou le plus prosaïque « les fibres dans le bois sont appelées pâte », voilà quelques-unes des phrases bouche-trous d'une ligne, longueur Twitter, rassemblées en 1958 par l'Association canadienne des pâtes et papiers, l'ancêtre de l'APFC.
On ne sait pas à quoi servait exactement cette longue liste de phrases d'une, deux, trois ou quatre lignes à cette époque (dites-nous ce que vous en pensez), mais on peut supposer qu'elles servaient à remplir des blancs dans diverses publications, il y a plus d'un demi-siècle.

Nous sommes tombés sur cette fascinante affiche jaunie et fragile en faisant le ménage de boîtes de vieux documents, car l'APFC se prépare à donner certains de ses documents historiques aux archives canadiennes.

Peu importe à quoi elles servaient, il s'agit d'un intéressant aperçu de l'industrie des produits forestiers d'il y a près de 60 ans. Que pensez-vous de : « le papier fin est fait de chiffons ». En fait, le papier a été inventé dans la Chine ancienne et les premières usines de papier en Amérique du Nord, au 17e siècle, utilisaient des chiffons pour le fabriquer. Même en 1958, on utilisait encore des chiffons pour faire du papier fin et on estime qu'environ 2 % de toute la production papetière canadienne cette année-là y recourait comme matière première.

Parmi ces phrases de 1958, on peut lire, par exemple, que « la pâte et le papier utilisent un cinquième de toute l'énergie consommée par l'industrie ». Être gourmand en énergie n'est pas quelque chose dont on se vanterait aujourd'hui. En réalité, beaucoup de nos usines sont devenues autosuffisantes en énergie et produisent de l'électricité verte. Nous sommes fiers de montrer que nous avons éliminé l'utilisation du charbon et réduit notre consommation de pétrole servant à générer de l'électricité d'environ 90 %.

L'une de ces phrases affirmait que « la fabrication de pâte et de papier, une importante entreprise mondiale, est l'industrie nationale du Canada », une autre, que « l'industrie des pâtes et papiers se classe au premier rang pour la production, les exportations et les salaires versés » ou que « par la valeur de sa production, l'industrie des pâtes et papiers a été au premier rang des industries manufacturières canadiennes en temps de paix pendant un quart de siècle ».

C'est un rappel utile du fait que pendant la majeure partie du 20e siècle, l'industrie des pâtes et papiers était la plus grande industrie au Canada, que sa contribution à notre PIB était la plus élevée et qu'elle était le plus grand employeur et exportateur. Ce temps est révolu depuis longtemps. À l'aube de l'ère numérique, la consommation de papier, en particulier, a chuté. Toutefois, le secteur forestier contribue encore très fortement à l'économie canadienne, surtout dans les localités rurales. L'Association canadienne des pâtes et papiers est devenue l'Association des produits forestiers du Canada, qui représente aussi les producteurs de bois d'œuvre, un secteur en croissance. Nous ne sommes peut-être plus la principale « industrie nationale » du Canada, mais les produits forestiers constituent toujours une industrie de 58 milliards de dollars qui emploie quelque 230 000 personnes et dont environ 200 localités rurales dépendent pour leur survie.

L'une de ces phrases surprenantes notait que « la pâte canadienne sert à faire de la cellophane, des explosifs, des films et du plastique », une référence aux usages innovateurs de la fibre de bois d'il y a plus de 50 ans. J'ai été étonnée de voir cette référence à l'innovation à cette époque, car le concept d'innovation est devenu une bonne partie de la marque de commerce du secteur forestier d'aujourd'hui. C'est pourquoi nous avons rédigé des brochures comme « Hors des sentiers battus » , qui mentionnent tout ce qu'on peut faire avec la fibre de bois, des pièces d'auto aux vêtements, des cosmétiques aux produits chimiques écologiques. En fait, les « bouche-trous », ou les courtes informations qu'on voit en 2015 sur Twitter montrent principalement comment l'innovation est dans notre nature. Alors, peut-être que l'industrie d'aujourd'hui n'est pas si différente de celle de 1958 après tout!

Nous sommes toujours heureux d'accueillir de nouveaux abonnés à notre fil Twitter, et vous avez maintenant une autre raison d'en devenir un.

Pour connaître d'autres « bouche-trous » de 1958, joignez-vous au compte Twitter de l'APFC et cherchez les retours en arrière du jeudi (#tbt)!

Source : Le blogue du Président / Association des produits forestiers du Canada

 

 
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