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Mercredi 24 janvier 2018

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Simon Fortin, un ingénieur de projet en scierie qui recherche les défis

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Nouveaux ingénieurs chez Résolu

Une carrière d'ingénieur au sein de l'industrie des produits forestiers peut être très valorisante, mais elle comporte aussi de nombreux défis. C'est ce que les participants au programme pour les nouveaux diplômés en génie découvrent en travaillant pour Résolu.

Nous vous proposons des entrevues menées avec les nouveaux diplômés en poste dans nos établissements, du Québec au Tennessee.

SIMON FORTIN, LA DORÉ (QUÉBEC)

Avant de commencer à travailler chez Résolu, Simon Fortin en savait déjà beaucoup sur la Société, surtout en matière de protocoles de sécurité.

À titre de chef de projet d'une entreprise de logiciel, Simon a passé de longues heures dans une variété de milieux industriels pour mettre en œuvre un programme de santé et sécurité. Et Résolu était l'un de ses clients préférés – particulièrement les équipes d'Iroquois Falls, en Ontario et de Saint-Félicien, au Québec.

L'expérience de Simon en génie industriel l'a mené, plutôt qu'à une usine de pâtes et papiers, à la scierie de La Doré, où il a commencé comme directeur de l'amélioration continue. Il a ensuite pris part au programme pour les nouveaux diplômés en génie, puis a finalement obtenu un poste permanent d'ingénieur de projet à la scierie.

Nous l'avons rencontré à la fin d'une journée chargée pour l'écouter nous parler de son travail, de ce qui l'a mené à La Doré et de ses réflexions sur l'industrie.

Pourquoi avez-vous voulu travailler pour Résolu?

J'ai été entrepreneur à l'usine de papiers d'Iroquois Falls, puis à l'usine de pâtes de Saint-Félicien, où je mettais en œuvre un système logiciel visant le blocage et le verrouillage (des procédures de sécurité pour interrompre le courant électrique sur certaines machines pendant la maintenance ou autres activités, afin de protéger les ouvriers). J'ai donc collaboré avec de nombreux services. Les gens y étaient formidables, et lorsque j'ai pris connaissance de leur culture d'entreprise, j'ai eu envie de travailler chez Résolu.

Qu'est-ce qui caractérisait la culture d'entreprise?

Je collaborais avec une équipe dynamique, dont les membres mettaient véritablement l'accent sur la santé et la sécurité. De plus, ils travaillaient de façon efficace, toujours à un bon rythme. Je pouvais m'imaginer y accomplir mon travail sans m'enliser dans la bureaucratie.

C'est donc grâce à votre travail aux usines que vous êtes devenu employé de Résolu?

Indirectement. J'ai certes travaillé dans les usines de pâtes et papiers, mais c'est un ami qui a remis mon CV à un directeur de la scierie de Mistassini, au Québec. En définitive, la scierie de La Doré m'a embauché à titre de directeur de l'amélioration continue. J'ai ensuite eu l'occasion de prendre part au programme pour les nouveaux diplômés en génie, et c'est à ce moment que l'on m'a offert le poste d'ingénieur de projet de l'établissement.

En quoi consiste le travail d'un ingénieur de projet?

J'ai la responsabilité de gérer les projets de l'établissement. Il peut s'agir d'amélioration des procédés, d'infrastructures, d'expansion ou encore de supervision des modifications apportées à la chaîne. Je participe à fixer les objectifs, à cerner les solutions et à établir les coûts; j'obtiens les autorisations, puis je traite avec les fournisseurs pour faire réaliser les travaux.

Que préférez-vous dans votre travail?

Il y a toujours des choses à régler, et on nous accorde beaucoup d'autonomie pour le faire. Je n'ai donc pas besoin de consulter un superviseur pour chaque petit détail – je peux simplement me concentrer sur la tâche à accomplir. De plus, les journées sont bien remplies : je peux m'occuper simultanément d'une installation à l'extérieur, d'un projet d'optimisation à l'intérieur et de la construction d'un bâtiment sur un autre site. Le travail est fort diversifié.

Comme vous avez vécu dans la région du Lac-Saint-Jean, vous connaissez l'industrie des produits forestiers. Y a-t-il quelque chose qui vous a surpris quand vous avez commencé à y travailler?

Je dirais que c'est le très haut taux de récupération des matériaux. On récupère tout d'un billot : les résidus de coupe, l'écorce et même la sciure. Je m'attendais à ce qu'il y ait un peu de perte, mais ce n'est pas le cas.

Quelles perceptions de la foresterie souhaiteriez-vous voir changer?

Il fut un temps où les gens associaient foresterie et déforestation, mis je crois qu'il est révolu. De nos jours, il n'y a de déforestation que lorsque les arbres sont abattus pour faire une autoroute, des terres agricoles ou du développement urbain. Certaines personnes ont l'impression que les sociétés forestières font ce qu'elles veulent de la forêt, mais c'est faux. Je travaille souvent sur le terrain et je constate personnellement que nous traitons la forêt comme un jardin. Il faut la cultiver.

Que pensez-vous du travail de l'industrie en matière de développement durable?

L'envergure de l'approche du développement durable m'a franchement surpris. Nous travaillons à améliorer notre incidence environnementale par toutes sortes de moyens, que ce soit notre consommation d'eau ou de pétrole, ou encore le volume de déchets que nous détournons des décharges. Nous faisons le suivi de tous ces chiffres et les représentons par des graphiques. Nous tentons sans relâche de nous surpasser.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu'un qui envisage une carrière dans l'industrie des produits forestiers?

Malgré les enjeux, notre industrie s'est très bien adaptée, en partie grâce à l'écoute qu'elle pratique. Si vous avez de bonnes idées, présentez-les : elles seront non seulement prises en compte, mais mises en pratique. Par ailleurs, j'aime le processus. J'ai travaillé dans le secteur minier; c'est poussiéreux et salissant, et on ne voit pas l'ensemble du processus. Dans une scierie, il est simple : on connaît l'intrant et l'extrant. C'est très intéressant, et en plus, ça sent bon!

Questions rapides

Quel leader, vivant ou non, admirez-vous le plus? Nelson Mandela, parce que c'est un grand unificateur et que ses convictions ont été immuables dans l'adversité extrême.

Quelle compétence trouvez-vous surfaite? Dans les cas des leaders, l'art de parler en public. On les juge souvent à Ieur capacité d'établir un contact avec l'auditoire, mais je crois que la vision, l'engagement et les aptitudes sociales sont plus importants.

Quelle est votre plus grande folie? Les chaussures de sport. On dirait que j'ai toujours une bonne raison d'en acheter de nouvelles.

Quels sont vos loisirs? J'aime bien les sports d'endurance comme la course à pied ainsi que le vélo de route et de montagne.

Source : Le blogue Résolu

 
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