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Nouvelle ère forestière

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Les futurs ingénieurs forestiers seront formés à mieux comprendre les réalités autochtones grâce à la création d'une nouvelle chaire de leadership en enseignement

Il y a quatre ans, le gouvernement du Québec a mis en place un régime forestier qui place la participation des communautés locales et autochtones au cœur de la gestion des forêts. Partout dans la province, les Premières Nations, l'industrie et les gouvernements entretiennent des relations pour assurer une meilleure utilisation du territoire. Or, jusqu'ici, il n'existait pas de programmes d'études pour permettre aux ingénieurs forestiers de mieux comprendre les réalités et les cultures autochtones.

Lancée le 18 septembre au Musée amérindien de Mashteuiatsh, la Chaire de leadership en enseignement (CLE) en foresterie autochtone viendra répondre à ce besoin. Elle vise également à renforcer les capacités des Premières Nations à participer à la gestion des forêts et à sensibiliser le grand public à leurs réalités. «La CLE permet d'enrichir le programme d'études de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, le seul au Québec qui mène à l'obtention du titre d'ingénieur forestier. Avec la création d'un cours obligatoire à l'hiver 2019, c'est la première fois que les ingénieurs forestiers seront tous formés à mieux comprendre les réalités autochtones», se réjouit le titulaire Jean-Michel Beaudoin.

Pour ce professeur du Département des sciences du bois et de la forêt, les communautés autochtones sont derrière de nombreuses initiatives fort inspirantes en entrepreneuriat forestier. Il est d'ailleurs l'un des premiers chercheurs universitaires au Québec à se pencher sur la question. Sa thèse de doctorat portait sur un modèle de gestion implanté à Essipit, près de Tadoussac. Durant ses études à la maîtrise, il s'est également intéressé à la communauté de Mashteuiatsh. «Les valeurs autochtones concernant l'environnement, la culture ou l'entrepreneuriat suscitent des projets très intéressants en foresterie. On peut apprendre énormément de ces communautés», dit-il.

Avec la CLE, il espère stimuler la création de bourses d'études et de projets de recherche, en plus de mettre sur pied des stages interculturels sur le terrain. «Des défis se posent en raison d'une méconnaissance mutuelle entre les gens de l'industrie forestière et les communautés autochtones. Le fait de former des ingénieurs forestiers par des séjours prolongés en communauté permettra de créer des échanges à double sens. Cela représente la meilleure façon de former nos étudiants», souligne le professeur.

La création de la CLE a été réalisée grâce à la participation financière des Premières Nations d'Essipit, de Pessamit, de Mashteuiatsh et de Wemotaci. Le Conseil de l'industrie forestière du Québec, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, le Secrétariat aux affaires autochtones, la Société du Plan Nord, FPInnovations, l'Association des produits forestiers du Canada, Forchemex, l'Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec, la Fédération québécoise des coopératives forestières et le gouvernement du Canada sont également des partenaires. Leur engagement, d'une valeur de près de 590 000$, contribuera à soutenir la Chaire pour les cinq prochaines années. La Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, de son côté, investit un montant de 250 000$, qui permettra notamment de créer un poste de professeur. Après cinq ans, ce poste sera financé par l'Université.


Photo: Éric Dalcourt
La CLE en foresterie autochtone a été lancée officiellement le 18 septembre au Musée amérindien de Mashteuiatsh. Le titulaire, Jean-Michel Beaudoin, est ici entouré des partenaires fondateurs, soit Robert Beauregard, vice-recteur exécutif et vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, André Tremblay, président-directeur général sortant du Conseil de l'industrie forestière du Québec, François Néashit, chef du Conseil des Atikamekw de Wemotaci, Eugénie Brouillet, vice-rectrice à la recherche, à la création et à l'innovation, Geoffrey Kelley, ministre responsable des Affaires autochtones, Clifford Moar, chef de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, Martin Dufour, chef du Conseil des Innus d'Essipit, René Simon, chef du Conseil des Innus de Pessamit, Guy Mercier, doyen de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, et Denis Lebel, président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec.

Source : Journal Le fil - Université Laval

 
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