Les vraies couleurs d’un groupe anti-ressources canadiennes : L’industrie et des syndicats se mobilisent pour dénoncer une campagne américaine

De l’industrie
Outils
Typographie

Dans les forêts canadiennes, l’aménagement forestier durable est basé sur quelques principes de base, notamment l’aménagement écosystémique et la conservation, la participation des intervenants locaux, la collaboration, le maintien des forêts à perpétuité, les emplois pour les familles et l’offre de produits durables aux Canadiens et à l’ensemble du monde.

Depuis quelques années, l’organisme américain Natural Resources Defence Council (NRDC) fait partie des quelques groupes qui lancent régulièrement des campagnes délibérément malhonnêtes pour discréditer la foresterie canadienne. Il le fait sans essayer de comprendre comment fonctionne le secteur forestier canadien, comment les collectivités et résidents locaux participent à la planification de l’aménagement forestier et à quel point les employés du secteur souscrivent à la durabilité, à la réconciliation et à l’établissement de forêts et de communautés forestières saines et résilientes.

Plutôt que de choisir un dialogue constructif, le NRDC préfère attaquer à partir de ses bureaux de Washington DC, publiant blogues et documents de ses « directeurs » ou « coordonnateurs » de campagne, qui se citent eux-mêmes et une poignée de militants anti-foresterie connus, ne connaissent pas la révision par les pairs et diffusent des faussetés recyclées pour amasser des fonds.

Nous ne sommes pas parfaits, mais nous sommes parmi les meilleurs dans le monde quant à la façon d’aménager nos forêts. La planification, dans un territoire public immense, dynamique et très touché par les changements climatiques, est un travail complexe.

Chaque plan d’aménagement forestier vise d’importantes valeurs et tient compte de nombreux points de vue locaux. La foresterie canadienne, c’est planifier à long terme : nous sommes l’un des seuls secteurs au pays dont le processus de planification considère des modèles de paysages sur 100 à 200 ans.

Devant le climat changeant et le virage vers une économie carboneutre d’ici 2050, l’aménagement forestier et ses produits seront des solutions majeures pour nous au Canada – et la planète comptera aussi sur nous. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies a reconnu la foresterie canadienne et son rôle critique dans la lutte contre les changements climatiques, comme l’a également fait notre gouvernement fédéral dans son discours du Trône l’automne dernier.

Dans le domaine forestier, nous sommes de bonne foi et nous recherchons la collaboration. Nous sommes ouverts à la critique et nous nous efforçons de toujours faire mieux. Ceci étant dit, lorsque nous constatons des efforts délibérés pour tromper, des tentatives de menace de nos clients par la désinformation et des campagnes pour faire perdre leur travail à des Canadiens, c’en est trop. Nous nous sommes longuement questionnés sur la motivation de cette organisation, mais il est devenu malheureusement clair depuis quelques semaines que viser les emplois au Canada est au haut de leur liste.

Le NRDC a récemment soutenu des mesures législatives en Californie et dans l’État de New York pour que ces derniers cessent de s’approvisionner dans les forêts boréales du Canada, de la Suède et de la Finlande, trois chefs de file de l’aménagement forestier durable, des droits de la personne et des travailleurs, qui offrent des emplois bien rémunérés aux familles dans le domaine forestier.

Qu’un groupe américain fasse de la désinformation pour amasser des fonds au détriment des travailleurs canadiens et de leur famille est une chose, le faire pendant la troisième vague d’une pandémie montre seulement où sont ses priorités et jusqu’où il est prêt à aller.

Commentaire du président et chef de la direction de l’APFC, Derek Nighbor :

« Comme nous continuons à traverser cette pandémie, l’APFC voudrait souligner le travail et la détermination des employés du secteur forestier partout au Canada. Ils continuent à faire un travail essentiel et ont permis à notre secteur de l’économie de continuer à tourner. Nous remercions aussi les gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que nos partenaires des syndicats, de la construction, des détaillants, de la fabrication, des transports et des collectivités pour leur incroyable soutien pendant cette période. Pendant que le NRDC poursuit sa propagande malhonnête pour discréditer notre secteur, nous nous en tiendrons aux faits et défendrons les travailleurs du secteur et leurs familles au pays. »

Commentaire du président national d’Unifor, Jerry Dias :

« Quand des militants américains sont prêts à dire n’importe quoi pour mettre en péril l’autosuffisance et les emplois au Canada, les syndicats, l’industrie et les gouvernements du pays ont l’obligation de se faire entendre. Les travailleurs du secteur forestier canadien sont à l’avant-garde du virage vers une relance post-pandémie verte. Le monde a besoin du secteur forestier canadien. Je suis fier du travail incroyable de nos membres au pays et je les appuie face aux campagnes de désinformation qui ciblent les exportations et les emplois au Canada. »

Commentaire du président du Conseil du bois des Métallos, Jeff Bromley :

« Les clients canadiens et étrangers comptent depuis longtemps sur les travailleurs forestiers canadiens pour livrer des produits durables, écoresponsables et de grande qualité. Nous sommes fiers de notre travail. Dans notre virage vers une économie à faible empreinte de carbone, la foresterie durable et les produits forestiers sont plus importants que jamais. Comme nos travailleurs pourraient subir de nouvelles mesures commerciales visant notre secteur en Californie et dans l’État de New York, il est important que nous réagissions ensemble contre ce protectionnisme injustifié. »

Les grands principes de l’aménagement forestier durable au Canada

  1. Aménagement écosystémique et conservation. Approche d’aménagement du territoire qui prend en compte de multiples valeurs importantes pour la forêt et la collectivité, de la protection des bassins versants, des milieux humides et des tourbières riches en carbone au soutien de la biodiversité et à la protection contre le feu des familles des localités forestières.
  2. Participation locale et collaboration. On s’assure que les membres de la collectivité locale ont un mot à dire dans la façon dont les forêts seront aménagées dans leur région. Aucun plan de récolte n’est approuvé par les gouvernements provinciaux au Canada si l’on n’a pas tenu compte des données scientifiques locales ni procédé à une solide consultation de la population. C’est l’obligation qui vient avec la permission d’utiliser cette ressource publique commune.
  3. Des forêts pour toujours. Le Canada a la chance de disposer de riches ressources forestières et notre engagement de longue date à la durabilité a permis de faire en sorte qu’on compte 9000 arbres pour chaque Canadien au pays. Nous avons conservé 90 % de notre couvert forestier d’origine et plantons plus de 400 millions de semis chaque année pour renouveler nos forêts et les garder en forêts pour des générations.
  4. Des emplois et des produits durables pour le Canada et le monde. Le secteur forestier emploie 230 000 Canadiens dans quelque 600 localités. Plus de 12 000 Autochtones travaillent dans notre secteur en plus de 1400 entreprises forestières autochtones qui nous aident à faire le travail. Les emplois que nous créons permettent de nourrir les familles, de payer les factures et d’éduquer nos enfants. Les produits que nous fabriquons sont essentiels dans notre virage vers une économie à faible intensité de carbone et nous permettent, à nous Canadiens, de subvenir à nos besoins, qu’il s’agisse de bois d’œuvre, de papier hygiénique, d’essuie-tout, de biocarburants et bioplastiques à base de bois ou d’équipement de protection individuelle biodégradable.

L’APFC offre une voix, au Canada et à l’étranger, aux producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie des produits forestiers, dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 80 milliards de dollars, a des activités dans plus de 600 collectivités. Elle procure 230 000 emplois directs et plus de 600 000 emplois indirects d’un océan à l’autre, ce qui en fait l’un des principaux employeurs au pays.


Source : APFC